Selon la dernière étude de Cybermalveillance.gouv.fr, 10 % des collectivités françaises ont été victimes d’une cyberattaque en 2024, avec des conséquences pouvant aller de l’interruption d’activité à la perte financière. Pour les entreprises, les menaces sont tout aussi prégnantes : en 2023, le piratage de compte (23 %), l’hameçonnage (21 %) et les rançongiciels (17 %) figuraient parmi les cyberattaques les plus fréquentes.
Face à ces risques, Nantes Métropole a impulsé une stratégie collective qui se concrétise par la signature d'une "Charte de solidarité territoriale de cybersécurité".
Cette initiative vise la coopération et l’entraide entre 24 acteurs publics et privés pour améliorer la sécurité numérique du territoire. "Dans un contexte accru de cybermenaces, il est impératif de construire ensemble une coopération renforcée, dans une logique de communs numériques pour améliorer la résilience et la robustesse de notre territoire", souligne Francky Trichet, vice-président de Nantes Métropole à l’innovation.
Une coopération territoriale inédite
La "Charte de solidarité territoriale de cybersécurité" pose les bases d’un cercle de coopération et d’entraide selon trois axes. Le premier, le partage d’informations avec la mise en commun des connaissances et des menaces identifiées. Le second axe repose sur la prévention et la formation, via la sensibilisation et la montée en compétences des acteurs locaux. Enfin, le troisième consiste à apporter une réponse rapide aux incidents par l’activation d’un réseau d’entraide en cas de cyberattaque.
Nantes Métropole, Sigma, Terrena ou encore LNA Santé signataires
Parmi les premiers signataires figurent Nantes Métropole, Nantes Université, Audencia, Onepoint, Wavestone, La Poste, Semitan, Cité des
Congrès, Sigma, SFR, Acamx, Enedis, Tinymdm, Digitemis, RCA, Terrena, Keran, LNA Santé, Lacroix, Nantes Métropole Habitat, Fonderie Lemer, VIF, La coopérative U et Aéroport du Grand Ouest. Soutenue par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), cette démarche a vocation à s’étendre avec l’adhésion de nouveaux partenaires. Le vice-président de Nantes Métropole en charge de l’innovation souligne qu’il faut "anticiper ensemble pour moins subir".