À Laval, Terrena investit plus de 3 millions d’euros pour moderniser l’abattoir Holvia Porc
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À Laval, Terrena investit plus de 3 millions d’euros pour moderniser l’abattoir Holvia Porc

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L’abattoir lavallois a profité d’un plan de modernisation ces trois dernières années. Holvia Porc ne l’a pas seulement adapté aux nouvelles normes, l’entreprise a aussi amélioré les postes de travail. Il s’agit de l’unique site d’abattage porcin du groupe coopératif ligérien Terrena.

Dans l’usine Holvia Porc à Laval, quatre salles du site ont été aménagées en un espace unique dédié à la boyauderie. La création d’un espace en hauteur facilite l’évacuation des déchets. Le chantier a duré trois ans — Photo : Holvia

À Laval, Holvia Porc vient d’achever un plan de modernisation lancé en 2022. Ce sont 3,4 millions d’euros qui ont été injectés dans l’atelier boyauderie. C’est là que sont préparés les boyaux naturels destinés à la fabrication de saucisses, saucissons, andouilles et andouillettes. L’investissement visait à améliorer la sécurité, les conditions de travail, mais aussi à répondre aux exigences sanitaires actuelles.

Une nécessité

L’atelier boyauderie avait été installé dans des locaux existants, sans transformation majeure malgré la spécialisation du site dans l’activité porcine en 2019. "La vétusté des murs et plafonds compliquait le nettoyage et menaçait la conformité. Il était impératif d’agir, en phase avec les normes de sécurité, de qualité et d’améliorations des conditions de travail", indique la direction du site.

Les travaux, qui se sont déroulés en trois phases, ont permis d’améliorer les flux et la manutention. Les quatre pièces dédiées à la boyauderie ont été fusionnées en un espace unique. L’atelier a été conçu en hauteur afin de faciliter l’évacuation des déchets. La direction a sollicité ses collaborateurs et fait appel à un cabinet de conseil extérieur, Ergotec, afin de repenser l’ergonomie des postes de travail.

L’unique abattoir de Terrena

Durant le chantier, des ateliers provisoires ont été installés afin de maintenir le niveau de production. Car il s’agit de l’unique abattoir porcin de Terrena (13 000 salariés, 5,6 Md€ de CA). Le groupe coopératif basé à Ancenis possède en revanche plusieurs abattoirs pour les bovins et autres ruminants, sous l’entité Elivia, et pour les volailles, avec sa filiale Galliance.

La filiale Holvia Porc emploie au total 220 salariés, les trois quarts en production, et réalise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Des débouchés professionnels

L’usine lavalloise est approvisionnée par 311 élevages de la région, tous adhérents de la coopérative Terrena. Leurs apports sont très différents en nombre d’animaux. Le site assure chaque semaine l’abattage et la découpe de 6 300 porcs et 1 200 truies. Cela représente 36 000 tonnes de viande commercialisées par an ; les carcasses des truies étant vendues exclusivement aux salaisonniers. Globalement, ces volumes sont destinés principalement aux industriels de la transformation, aux boucheries et aux charcuteries.

L’entreprise vend peu en direct à la grande distribution. Holvia Porc propose une offre différenciée de labels (Label Rouge, Agriculture Biologique, Bleu Blanc Cœur) ainsi que les marques déposées par Terrena : La Nouvelle Agriculture, créée pour valoriser le travail des agriculteurs, et Tendre et Plus. Le site fournit également des marques de distributeurs.

Un site repositionné

Entre 2015 et 2018, une enveloppe de dix millions d’euros avait été consacrée à la spécialisation du site lavallois dans l’abattage et la découpe de porcs. Historiquement, les équipements pouvaient accueillir tout type d’animaux. Le site est l’ancien abattoir municipal de Laval, repris en 2005 par la société Mayenne Viande. En proie à des difficultés financières, l’entreprise a cédé l’activité à Terrena à partir de 2009.

Puis, Holvia Porc a investi un million d’euros pour surveiller l’accueil des animaux et assurer de meilleures conditions de travail aux salariés, en 2021. Le Plan de Relance avait alors pris en charge 40 % des investissements réalisés pour limiter au maximum la maltraitance animale, comme dans une douzaine d’autres abattoirs des Pays de la Loire (pour 11 M€ au total). L’ensemble des sites d’abattage de Terrena est équipé pour prendre en compte ces préoccupations, précise le groupe.

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