Ils sont 24 abattoirs bretons à se partager 26,8 millions d’euros de subventions de France Relance. Après un appel à projets lancé fin 2022, l’État a réparti son enveloppe. Celle-ci vient soutenir la modernisation des abattoirs.
Les investissements des entreprises pouvaient être de plusieurs ordres. Ils concernent par exemple la modernisation de l’outil d’abattage (et des ateliers de découpe attenants) afin d’améliorer la protection animale, la santé et la sécurité au travail, la compétitivité et la situation économique des abattoirs. La formation du personnel à la protection animale, la santé et la sécurité au travail et au respect de la réglementation sanitaire et environnementale (y compris réglementation internationale) est un second champ d’action soutenu. Les entreprises ont pu également être aidées dans l’obtention de certifications sanitaires, la création de capacités d’abattage innovantes et porteuses pour le territoire (y compris abattoirs mobiles) ou encore le déploiement du contrôle par vidéo.
4 millions d’euros pour deux sites de la Cooperl
Les lauréates ont reçu des aides allant de 32 000 euros à 2 millions par projet. Ainsi, parmi les plus importants projets soutenus, la Cooperl (Côtes-d’Armor) a obtenu deux fois 2 millions d’euros : d’une part pour son site de Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine) et d’autre part pour celui de Lamballe. À eux deux, ils ont bénéficié de 30 millions d’euros investis par l’entreprise en 2024 (nouvelle méthode d’étourdissement par CO2, robots fendeuses et optimisation des postes de travail).
Tous les territoires accompagnés
Dans le Finistère, un projet porté par la communauté de communes de la presqu’île de Crozon-Aulne Maritime a également obtenu une subvention de 2 millions d’euros sur un investissement de 8,1 millions au Faou. Il concerne la conception d’un outil neuf d’abattage.
Dans le Morbihan, l’investissement de 8,7 millions d’euros porté par Les Volailles de Keranna, à Guiscriff, a été soutenu également à hauteur de 2 millions d’euros par France Relance. Il permet à l’entreprise d’augmenter ses capacités d’abattage de 25 % et de créer au moins 60 emplois dans un premier temps.