Retour aux affaires pour Luc-Pierre Verquin, qui reprend deux entreprises agro-industrielles. L’ancien dirigeant de l’entreprise familiale lilloise Verquin Confiseur, créatrice des fameuses "Têtes Brûlées", cédée en 2017 au groupe Sucralliance, s’était ces dernières années consacré à l’accompagnement d’entrepreneurs, au travers de son family office Capver spécialisé dans l’agroalimentaire. Il a notamment investi aux côtés du chocolatier lillois Encuentro, ou du parisien Funkie. De quoi raviver certains appétits. "Conseiller des dirigeants qui reprennent, qui innovent, qui investissent, forcément ça donne des idées. Quand on a dirigé une entreprise industrielle avec 250 personnes, deux sites, ça marque, même si c’était aussi lourd à porter. Et peu à peu, est venue l’envie de reprendre une entreprise. Ça faisait quelque temps que je cherchais, même si dans le contexte actuel il faut être un peu fou pour reprendre une usine", témoigne Luc-Pierre Verquin.
Deux sites industriels
Le pas est aujourd’hui largement franchi avec la reprise de non pas une, mais deux biscuiteries picardes, dont le cédant partait à la retraite. La première, Tourniayre, est basée à Roye dans la Somme et est spécialisée dans la gaufrette, transformée en coupes ou cornets de glace. La seconde produit des pâtes feuilletées sucrées et salées, en fonds de tartes ou bouchées, ainsi que des fonds de tarte en pâte brisée ou sablée, au sein d’une usine située à Bohain-en-Vermandois, dans l’Aisne.
"Les deux sites représentent cinquante salariés, pour un chiffre d’affaires consolidé tournant autour de 10 millions d’euros. Leurs cibles sont assez différentes, Tourniayre fournit directement les détaillants, glaciers traditionnels, chocolatiers ou restaurateurs, sur un segment assez haut de gamme. Nous avons de très beaux noms parmi nos clients. De son côté, Dutoît vise une clientèle de traiteurs et restaurateurs, que nous atteignons au travers d’un réseau de distributeurs spécialisés", présente Luc-Pierre Verquin.
Découverte d’un nouveau métier
Le dirigeant est désormais président des deux entreprises, réunies au sein de la holding "Les trois cigognes", clin d’œil à la première aventure entrepreneuriale familiale, une biscuiterie fondée en 1925, il y a tout juste 100 ans. Mais il n’est pas encore prêt à détailler ses plans. "Pour le moment, je découvre les équipes et leurs métiers, avec beaucoup d’humilité. Je viens de l’agroalimentaire, donc beaucoup de choses sont familières, mais je ne voudrais pas aller trop vite en besogne. Verquin Confiseur était beaucoup plus orienté GMS, là c’est un tout nouveau mode de distribution et un nouveau milieu pour moi. Pour l’opérationnel, je peux m’appuyer sur la directrice générale qui est restée à son poste et qui fait de l’excellent travail. J’essaye de l’accompagner au mieux, tout en réfléchissant à l’avenir. Parce que c’est sûr que ce qui m’amuse, c’est le développement, comme avec les Confiserie Verquin que j’avais fait passer de 18 à 50 millions d’euros", sourit Luc-Pierre Verquin.
Nouveaux produits, nouveaux marchés, investissements… on n’en saura pas plus pour le moment, mais de premiers projets devraient se concrétiser d’ici peu, promet le dirigeant.