Le fabricant ligérien de caramels Nigay muscle sa production en Picardie
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Le fabricant ligérien de caramels Nigay muscle sa production en Picardie

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Le fabricant ligérien de caramels Nigay accélère son développement en Picardie. Tout en finalisant l’installation d’une troisième ligne sur son site de Nesle (Somme), l’entreprise lance un investissement de 30 millions d’euros pour ouvrir une troisième usine à Saint-Quentin (Aisne) courant 2028.

Le fabricant de caramels Nigay (350 salariés), basé à Fleurs, dans la Loire, muscle ses capacités de production en Picardie — Photo : Nigay

Le fabricant de caramels Nigay, basé à Feurs, dans la Loire, poursuit ses investissements en Picardie. Tout en terminant l’installation d’une nouvelle ligne de production sur son site de Nesle, dans la Somme, il lance un investissement de 30 millions d’euros, sur trois ans, pour la création de son troisième site de production, à Saint-Quentin, dans l’Aisne. Une étape forte dans la stratégie d’expansion de l’industriel, qui affichait en 2024 un chiffre d’affaires d’un peu plus de 100 millions d’euros, avec 350 salariés.

Montée en puissance rapide à Nesle

À Nesle, l’atelier de production de Nigay avait été dimensionné à sa création, en 2019, pour accueillir à terme quatre lignes de production. La deuxième ligne a vu le jour dès 2021, grâce notamment à des subventions de France Relance. Et la troisième ligne vient d’être mise en place, début décembre.

"Nous montons en puissance rapidement : après six années d’exploitation du site, nous avons déjà installé trois lignes sur les quatre prévues, détaille Julien Burlat, directeur du site. Cette troisième ligne a nécessité l’embauche de six personnes, ce qui porte le nombre de salariés du site à une trentaine".

La deuxième ligne avait permis de doubler la capacité de production, qui était alors passée de 15 000 à 30 000 tonnes de caramels colorants chaque année. Avec cette ligne supplémentaire, "nous serons au-delà des 40 000 tonnes", indique le directeur, qui ne souhaite être plus précis, "en raison de la concurrence". Pas de communication non plus sur l’investissement consenti : "nous n’avons pas eu d’aides cette fois", concède-t-il.

L’usine de Saint-Quentin mise en service fin 2028

À Saint-Quentin, cette fois, le futur site sera conçu sur le modèle de celui de Nesle, avec l’installation d’une première ligne de production et la possibilité d’en accueillir d’autres par la suite. Les travaux, initialement prévus en 2025, sont finalement repoussés "au second semestre 2026, pour une mise en service fin 2028", détaille Julien Burlat.

Cette troisième usine emploiera une trentaine de personnes et produira tous les types de caramels. "L’objectif de ce troisième site de production sera de sécuriser l’approvisionnement de nos clients, et sa proximité avec Nesle permettra des synergies, notamment pour les formations et la maintenance", souligne-t-il.

Une implantation stratégique

Nigay exporte 73 % de sa production, dans le monde entier. Le site de Nesle avait été retenu pour sa proximité immédiate avec l’amidonnerie Tereos, qui produit des sucres. Les deux usines sont d’ailleurs reliées par un tuyau, qui achemine directement le sirop de glucose depuis le site de Tereos jusqu’à celui de Nigay. C’est également pour cette proximité avec les sucreries que le troisième site de production verra le jour à Saint-Quentin. "Dans un rayon de 120 km autour de ce futur site, se trouvent treize sucreries et cinq glucoseries", précise Julien Burlat.

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