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La Sablésienne change de stratégie pour vendre plus de petits sablés aux États-Unis
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La Sablésienne change de stratégie pour vendre plus de petits sablés aux États-Unis

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La Sablésienne veut davantage vendre ses petits biscuits craquants et dentelés aux Etats-Unis. Pour cela, la PME sarthoise va s'appuyer sur une nouvelle stratégie.

La boutique de l’usine de La Sablésienne à Sablé-sur-Sarthe, où sont produits 20 millions de biscuits par an à destination d’une vingtaine de pays — Photo : J-Ph. Berlose - La Sablésienne

Rendus célèbres par la marquise de Sablé à la cour du roi Louis XV, les petits sablés veulent séduire les Américains. Le fabricant sarthois La Sablésienne nourrit en effet de fortes ambitions aux Etats-Unis. "Nous estimons que c’est notre plus gros potentiel à l’international, malgré les risques financiers liés aux droits de douane", explique Aurélie Guillemenot, la directrice générale de cette entreprise basée à Sablé-sur-Sarthe.

Pour développer les ventes plus facilement Outre-Atlantique, la PME de 45 salariés envisage de créer un stock déporté chez un logisticien américain. Il sera constitué des produits phares de la biscuiterie, les petits sablés déclinés avec différents arômes et les langues de chat en premier lieu.

Cette nouvelle stratégie doit permettre de faciliter et fluidifier les ventes outre-Atlantique en étant plus réactif face aux commandes. Jusqu’ici, les produits de La Sablésienne étaient commercialisés par des distributeurs importateurs, de façon sporadique. L'objectif est de finaliser ce nouveau support avant les fêtes de fin d’année. Et de le faire savoir : des représentants de l’entreprise se rendront pour la deuxième fois en quelques mois à un salon aux États-Unis, fin juin 2025 à New-York.

Epiceries, grands magasins et hôtels américains

Aux Etats-Unis, le fabricant sarthois cherche à distribuer ses biscuits auprès de "l’ensemble de la chaîne du retail, les épiceries fines, les grands magasins ou encore les hôtels", précise Aurélie Guillemenot. Une chose est sûre : "Il y a une grosse attente sur l’agroalimentaire de qualité, et nos produits sont très différenciants. Les Américains aiment cette identité et ce savoir-faire français", assure la directrice.

Du renfort pour l’export

La PME commercialise déjà ses produits dans une vingtaine de pays, à commencer par le Japon et la Chine depuis dix ans, puis d’autres pays d’Asie comme la Corée du Sud et Taïwan, ou encore au Moyen Orient. Une boutique ouverte au Japon n’a pas survécu à l’épreuve du Covid. À l’étranger, la marque installe plutôt des corners dans les magasins ou espaces commerciaux. Et La Sablésienne veut encore renforcer ses positions à l’international. Un poste de responsable du commerce export a été créé, la personne arrivera en juillet 2025. "Les ventes à l’étranger représentent aujourd’hui 25 % de l’activité", précise Aurélie Guillemenot.

Encore des places à prendre en France

En France aussi, l’entreprise sarthoise estime pouvoir poursuivre sa croissance. Ses produits sont notamment commercialisés à travers les sept boutiques en propre de la biscuiterie : deux sont situées à Sablé-sur-Sarthe, dont une en magasin d'usine, deux au Mans, une à la Flèche (Sarthe), une à Angers (Maine-et-Loire) et la dernière en date à Paris. Elle a été ouverte en 2024 dans le VIe arrondissement en face du marché Saint-Germain.

La PME mise sur de nouvelles implantations et d’autres lieux de vente que les habituels. Elle développe ainsi ses ventes auprès des comités d’entreprise ou en partenariat avec l’identité d’entreprises clientes, pour lesquelles La Sablésienne adapte son packaging.

"Des négoces de produits du terroir, avec les mêmes valeurs que les nôtres de qualité et de maintien d’un savoir-faire, nous permettent aussi d’étoffer notre offre en boutique, pour préparer des paniers cadeaux, avec des dragées, caramels, de la tapenade ou encore de la confiture. En retour, nos produits se trouvent dans les magasins d’autres fabricants ou épiceries", indique Aurélie Guillemenot.

Un fort développement

Depuis la reprise de la biscuiterie en 2003, et ses trois salariés, Amélie Loret-Scherrer a développé de nouvelles recettes (des sablés aux framboises, au caramel, et même salés…), de nouveaux produits (des madeleines, des macarons, des chocolats…), un packaging très identifiable qui peut être personnalisé sur commande, un réseau de boutiques, des offres en B to B. Et s’est donc lancée à l’international.

Amélie Loret a repris La Sablésienne en 2003, qu'elle a su faire grandir en volumes et hors de France. Vingt ans plus tard, elle s'est associée pour porter les ambitions à l'internatonal — Photo : DR

La dynamique de la PME s’accélère ces dernières années. La dirigeante s’est associée à 50 ans, en 2023, avec Pierre Poignant et son épouse singapourienne Ee Leen. Rompu à la culture de l’e-commerce et avec une solide expérience en Asie, le fils de l’ancien député-maire de Quimper (Finistère) Bernard Poignant est revenu en France y investir. Il est actuellement le PDG d’Essor, une plateforme de dynamisation des marques digitales.

20 millions de biscuits par an

Depuis, ni les volumes de production, ni le chiffre d’affaires de La Sablésienne ne sont communiqués. L’entreprise nous indique toutefois que 20 millions de biscuits sont produits à l’année dans l’atelier d’environ 600 m² par une quinzaine de salariés.

Pour mémoire, le chiffre d’affaires était de 3,6 millions d’euros en 2023, et la production des célèbres sablés de 90 tonnes, représentant 70 % de la production totale.

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