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La Brasserie de Bretagne investit 5 millions d’euros dans le conditionnement et met les gaz sur la consigne
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La Brasserie de Bretagne investit 5 millions d’euros dans le conditionnement et met les gaz sur la consigne

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La Brasserie de Bretagne, à Concarneau, poursuit ses investissements, en consacrant 5 millions d’euros à l’amélioration de ses capacités de conditionnement. Parallèlement, elle accélère dans le déploiement de la consigne de bouteilles.

Clément Bedbeder, PDG de Brasserie de Bretagne — Photo : Brasserie de Bretagne

Après avoir investi 12 millions d’euros en 2020 pour sa nouvelle usine de Concarneau, la Brasserie de Bretagne remet 5 millions d’euros sur la table. Le producteur de bières finistérien veut en effet multiplier par deux sa capacité de conditionnement sur ce site. "C’était prévu dès 2020", indique Clément Bedbeder, PDG de Brasserie de Bretagne et du groupe Fabulous French Brasseurs (4 brasseries, 32 M€ de CA dont 25 M€ pour Brasserie de Bretagne). L’ensemble emploie 100 salariés dont 43 pour Brasserie de Bretagne. "La moitié de cette nouvelle enveloppe est dédiée à l’achat de machines, de cuves et d’un système de récupération de gaz carbonique issu de la fermentation", ajoute le dirigeant.

25 000

Parmi ces équipements, une nouvelle ligne d’embouteillage est prévue, pouvant passer 25 000 bouteilles par heure. L’autre moitié du budget sera consacrée au réaménagement de la zone logistique, afin d’absorber le flux croissant. "Nous connaissons en effet une augmentation de nos volumes de 10 % par an", justifie Clément Bedbeder. Les travaux auront lieu en 2026 pour une prise en mains début 2027.

Agrandir le groupe des Fabulous French Brasseurs

Le brasseur, qui propose les marques Sant Erwann, Britt, Dremmwel et Ar-Men, détient 7 % des parts de marché dans la région, face à des multinationales qui tiennent le rayon, ce qui en fait le premier acteur breton. Sa stratégie de développement est aujourd’hui guidée notamment par une expansion géographique, qu’il souhaite poursuivre. Après la création du groupe Fabulous French Brasseurs en 2018 (qui regroupe aussi trois brasseries en Bourgogne, Rhône-Alpes et Provence), Clément Bedbeder espère créer à terme un réseau qui couvrira les grandes régions de consommation de France et mutualiser au maximum les services support. "Il nous faudrait réaliser de nouvelles acquisitions dans le Sud-Ouest, dans le Nord et dans l’Est pour que notre modèle soit complet", explique-t-il.

Accélération du rythme pour la consigne en GMS

En parallèle, Brasserie de Bretagne se distingue par son engagement fort dans le développement de la consigne de bouteilles. À partir de septembre, elle approvisionnera les grandes surfaces alimentaires de sa nouvelle gamme de bouteilles 75 cl réutilisables. Ses clients Intermarché, Leclerc, Monoprix, Carrefour ou encore Système U disposeront d’un rayon dédié aux produits consignés, que le client pourra rapporter. "Le système est piloté par l’éco-organisme Citéo, qui lance un test à grande échelle dans l’Ouest et le Nord, explique Clément Bedbeder. Nous avons pour cela développé une nouvelle gamme, avec des bouteilles spécifiques (au logo visible R-coeur symbolisant des bouteilles standardisées, NDLR)". La Brasserie de Bretagne a investi pour cela 200 000 euros, aidée à 50 % par Citéo, afin de changer ses bouteilles, ses capsules, créer des étiquettes lavables et réaliser des tests. "En Allemagne, 100 % des bières sont vendues en consigné, donc il y a du potentiel à développer, considère le dirigeant. Nous visons dans un premier temps entre 15 et 20 % des ventes en consigné d’ici à trois ou quatre ans."

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