Immobilier : Bureaux en panne, logistique à la hausse
# Conjoncture

Immobilier : Bureaux en panne, logistique à la hausse

Bilan Situation contrastée dans l'immobilier d'entreprise en 2011. Si la logistique et les locaux d'activités ont connu une hausse, le tertiaire est en repli.

Alors que le marché de l'investissement s'est plutôt bien porté dans les Bouches-du-Rhône en 2001, avec près de 300millions d'euros placés, contre 90millions en 2010, les transactions dans le tertiaire, elles, ont connu un net repli tant à Marseille qu'à Aix-en-Provence. Au final, c'est dans le marché des locaux d'activités et de la logistique qu'ont été réalisées les grandes transactions de l'année. «Dans ce secteur, la croissance a été de 39,5 %, soit un volume de 367.700m²», souligne Pascal Schori, directeur régional de BNP Paribas Real Estate. Des superficies dues notamment aux implantations de géants comme Mattel ou Maison du monde (49.000m² à Saint-Martin de Crau). En revanche, l'offre d'entrepôts de plus de 5.000m² disponible a baissé de près de 48 % entre2010 et2011. «Le rebond du marché marseillais de la logistique a eu pour conséquence directe une forte contraction de l'offre, alors qu'aucune construction en blanc ne se réalise aujourd'hui», ajoute de son côté Magali Marton, directrice des études au sein du groupe DTZ.




Baisse de l'offre et accroissement des demandes

Peu d'offres de sites de grands gabarits sont ainsi aujourd'hui disponibles sur la région. Côté locaux d'activités, le constat est similaire. L'offre neuve est en effet à son niveau le plus bas depuis 2004, soit seulement 108.000m², dont à peine 14.200m² de locaux d'activités traditionnels. La baisse de l'offre impacte pratiquement tous les secteurs géographiques, mais c'est le territoire aixois qui en registre la plus forte chute: - 53,5 %. Seules les zones de Marseille et de l'Est marseillais (Aubagne/Gémenos) voient leur niveau se maintenir. Si l'offre est en repli, la demande connaît une croissance pour des superficies supérieures à 5.000m². Côté tertiaire, le marché marseillais des bureaux a enregistré en 2011 une baisse de 33%. «Avec à peine 56.000m² de bureaux placés, il s'agit de sa plus mauvaise année depuis dix ans», commente Lucile de Malet, directrice de l'agence DTZ Marseille-Aix Provence. Cette baisse est issue du renouvellement insuffisant de l'offre neuve qui a ainsi empêché la réalisation de transactions d'envergure. «Cette année 2011 marque certes une contre-performance pour le marché des bureaux à Marseille, mais le potentiel est pourtant là. La ville de Marseille doit relever les défis de demain en réfléchissant au renouvellement de son offre de bureaux qui doit être complémentaire et attractive, notamment par rapport au marché d'Aix-en-Provence», ajoute Lucile de Malet. «De grandes transactions avaient animé le marché en 2010 et cela n'a pas été le cas en 2011, où seules trois transactions supérieures à 2.000m² et ne totalisant que 6.800m² ont été réalisées», commente par ailleurs Pascal Schori.

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