Flycopter Project veut lancer son véhicule volant
Flycopter Project devait réaliser avant la fin de l’année 2024 le premier prototype de son véhicule volant à décollage vertical, le Bird. La start-up costarmoricaine est à la recherche d’investisseurs et de partenaires pour son modèle qui répond à la réglementation des ULM, ce qui lui ouvre de nombreuses perspectives d’utilisation : taxi volant, urgences, opérations de maintenance en terrain difficile ou off-shore, vols touristiques. Le Bird, qui a une autonomie de deux heures, peut se déplacer à 200 km/h et fonctionne avec un moteur hybride électrique et bio-carburants.
Bluefins réduit la consommation des navires grâce à son hydrofoil
En partenariat avec l’Ifremer, la start-up brestoise Bluefins, créée à Plouzané en décembre 2020 par Olivier Giust, développe un hydrofoil inspiré des nageoires de baleine pour réduire d’environ 20 % la consommation de carburant des navires, en participant à la fois à leur propulsion et en produisant de l’électricité verte. Un concept qui fait mouche. L’entreprise, qui emploie 11 salariés, vient de boucler une levée de fonds de 4 millions d’euros qui va notamment lui permettre de lancer ses premiers tests en mer début 2025 sur un remorqueur ravitailleur de 45 mètres.
Seederal trace son sillon avec son tracteur 100 % électrique
En avril dernier, quelques semaines seulement après avoir testé dans les champs son prototype de tracteur 100 % électrique, la start-up brestoise Seederal (12 salariés) annonçait avoir bouclé une levée de fonds de 7,1 millions d’euros. De quoi continuer à parfaire sa machine, pour laquelle elle avait déjà levé 1,2 million d’euros. Une industrialisation définitive est attendue à l’horizon 2026. En parallèle de cette enveloppe, Seederal est lauréate du programme France 2030 sur la partie transition écologique, grâce auquel elle va bénéficier d’une aide de 3,7 millions d’euros.
Agriloops construit la ferme aquaponique de demain
Spécialisée dans l’aquaponie en milieu salé, la start-up bretillienne Agriloops a levé 13 millions d’euros début 2024, pour finaliser sa première ferme commerciale. Basée à Bréal-sous-Montfort (Ille-et-Vilaine), elle ouvrira début 2025. D’une capacité de 100 tonnes de gambas et fruits et légumes par an, elle sera l’une des plus grandes d’Europe (bâtiment aquacole de 2 000 m² et serre maraîchère de 5 000 m²). Agriloops (12 collaborateurs) invente ainsi le système alimentaire de demain : l’eau des bassins des gambas chargée en effluents nourrit en simultané les fruits et légumes.
H2Gremm industrialise sa solution de production d’hydrogène vert
Après avoir bouclé une levée de fonds de 7 millions d’euros fin 2023, la start-up H2Gremm accélère l’industrialisation de ses micro-stations de production et de stockage d’hydrogène vert à partir d’énergies renouvelables. Fondée en 2019 par Alain Rocheux et Olivier Le Strat, à Edern près de Quimper (Finistère), H2Gremm a d’ores et déjà noué un partenariat avec le constructeur finistérien de maisons individuelles Trecobat et accélère également à l’international. Elle vise une capacité de production de 1 000 unités par an d’ici cinq ans.
Agriodor, future licorne de l’agroécologie
La start-up de biotechnologie rennaise Agriodor (19 salariés) a levé 8 millions d’euros entre 2023 et début 2024, afin de déployer ses produits à l’international. Spécialisée dans la lutte contre les insectes ravageurs des cultures, celle qui ambitionne de devenir une licorne de l’agroécologie se développe à l’échelle mondiale. Ses produits permettent de réduire l’utilisation des produits phytosanitaires dans les cultures (arboriculture, pomme de terre, colza, soja…). Déjà présente dans plusieurs pays européens, Agriodor prévoit maintenant de déployer sa technologie de biocontrôle aux États-Unis et au Brésil.
Perha Pharmaceuticals réduit les défauts cognitifs des Alzheimer
Le finistérien Perha Pharmaceuticals, à Santec, développe un médicament qui corrige les défauts cognitifs chez les patients atteints d’Alzheimer et de Trisomie 21. L’enjeu est énorme pour la société mais les recherches coûtent très cher. Après avoir déjà levé 5 millions d’euros, l’entreprise a fait appel en 2023 au crowdfunding, via une plateforme spécialisée. La phase 1 de son produit devait se terminer fin 2024.
PH-s veut aller vite avec son "champ opératoire" en milieu industriel
Partn’air Hygiène Service ou PH-s (12 salariés, 350 000 € de CA en 2023), créée en janvier 2023 et basée à Lamballe-Armor (Côtes-d’Armor), évolue dans le nettoyage, la désinfection et la maintenance des systèmes de climatisation et de ventilation pour l’industrie, principalement agroalimentaire. Sa forte croissance (son chiffre d’affaires devrait presque tripler sur un an et elle est passée de 6 à 12 salariés depuis le début de l’année) repose sur une innovation qu’elle a brevetée, PHS System, qui se présente comme un "champ opératoire" en milieu industriel. Sa solution permet notamment de continuer la production pendant les opérations de maintenance ou nettoyage, ou de séparer deux lignes de fabrication.
Harfang Therapeutics aux petits soins pour les animaux
La start-up vannetaise Harfang Therapeutics prépare une ouverture de capital de 500 000 euros. Cette étape doit lui permettre d’accélérer son développement après la mise au point d’un traitement pour une pathologie touchant les animaux de compagnie. Outre l’ouverture du capital, les dirigeants planchent d’ores et déjà sur leurs futurs développements. Ses fondateurs, Yves Tillet et Maël Guillo, entendent développer trois autres médicaments innovants. Si leur première cible renvoie aux animaux de compagnie, ils n’excluent pas de s’ouvrir aux marchés des chevaux, des porcs ou des bovins.
Baltee, la sécurité pour le vélo plusieurs fois primée
Baltee prend une place dans le peloton de tête des sociétés qui veulent innover dans la mobilité à vélo. La start-up rennaise (4 salariés) a remporté trois prix lors du concours Lépine International 2024, dont la médaille d’or dans la catégorie "L’univers connecté". Son produit star, le B01, est un assistant de sécurité multifonctions connecté, visant à garantir la sécurité des cyclistes. Parmi ses fonctionnalités innovantes : alerter d’un vol, d’une chute, anticiper une situation de danger imminent ou encore annoncer une urgence. Baltee prévoit la rentabilité en 2025 puis une levée de fonds pour accélérer.
EverEver passe à la phase industrielle pour ses lave-vaisselles durables
La start-up vannetaise EverEver, est lauréate de l’appel à projets "Première usine" de Bpifrance, pour un montant de 3,8 millions d’euros. Elle y construira son usine de fabrication d’un lave-vaisselle conçu pour durer 20 ans. C’est sa recherche de partenaires, des sous-traitants qui fabriqueront les différentes pièces de son lave-vaisselle, qui l’a conduit dans le Morbihan, plus précisément dans l’agglomération de Vannes où le lave-vaisselle sera assemblé. "Il y a, en Bretagne, un savoir-faire autour des pièces, similaires à celles fabriquées dans l’automobile. En Loire-Atlantique, on trouve aussi des expertises autour du métal et de la tôlerie ainsi que des compétences en électroménager", résume Martin Hacpille. EverEver prend des engagements : 80 % des pièces seront fabriquées en France, 17 % en Europe et 3 % ailleurs dans le monde.
Grimp monte en puissance sur l’insertion des jeunes professionnels
Société créée en 2020 à Vannes et s’appuyant sur un centre opérationnel près de Nantes, Grimp (12 salariés ; CA : NC) continue de nourrir de fortes ambitions en développant une application libre d’accès visant à accélérer l’intégration professionnelle des étudiants en alternance ou en recherche de stage et des jeunes diplômés. Après avoir finalisé l’an dernier une levée de fonds de 1 million d’euros, l’entreprise pilotée par Paul Foutrel, Florian Chaux et Yann Chestalain s’appuie désormais sur un réseau d’environ 120 d’établissements de formation et 5 000 entreprises partenaires au bénéfice de plus de 70 000 candidats pour un accès facilité à l’emploi.
Oso-AI exporte son oreille augmentée pour soignants
La start-up brestoise Oso-AI a développé une solution d’analyse de sons permettant de faciliter le travail des soignants du secteur médico-social : chutes, vomissements, apnée du sommeil, appels de détresse… Grâce à un boîtier installé dans la chambre du patient, l’application basée sur l’IA analyse la situation et prévient à la moindre alerte les personnels soignants sur leur smartphone. Six ans après sa création et après avoir levé 4 millions d’euros en 2020 et 10 millions de plus l’année dernière, la start-up brestoise Oso-AI se met en ordre de marche pour attaquer l’international, avec le Japon en ligne de mire.
Ochy propulsé par les JO et l’université de Berkeley
Fondée à Rennes en 2021 par Perrine Chapot et Khaldon Evans, Ochy est au bon endroit au bon moment. Après avoir été sélectionnée par l’accélérateur de la prestigieuse université californienne de Berkeley, qui lui a apporté un soutien de 480 000 euros, elle a misé sur les JO de Paris 2024. Son application permet à tous les sportifs (coureurs, footballeurs, joueurs de rugby…), professionnels ou non, d’analyser en instantané leurs mouvements, pour améliorer les pratiques et éviter les blessures. En surfant sur les JO, Ochy (13 collaborateurs) veut démocratiser les analyses.