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SeaBeLife, Chenevia, Temo, Nevezyne… : les start-up bretonnes à suivre en 2026
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SeaBeLife, Chenevia, Temo, Nevezyne… : les start-up bretonnes à suivre en 2026

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Levées de fonds, innovation, recrutements. Les start-up sont les moteurs d’une économie en transformation. En Bretagne, ils sont nombreux à continuer de faire bouger les lignes en 2026. À l’exemple de SeaBeLife qui lève des fonds pour bloquer la nécrose des cellules, Ostrea qui fabrique un matériau innovant bas carbone et 100 % recyclable à base de coquilles d’huîtres ou Chenevia qui innove sur le cannabis médical.

La lactofermentation menée par SeaWeed Concept permet aux algues de conserver leurs qualités nutritionnelles tout en atténuant leur goût — Photo : SeaWeed Concept

SeaWeed Concept veut imposer l’algue lactofermentée dans l’alimentation humaine

La start-up costarmoricaine SeaWeed Concept a levé 2 millions d’euros en 2025, auprès du fonds Blue Forward Fund. La société présidée par Sébastien Balusson, l’un des pionniers avec sa famille de l’extraction et de la transformation des algues avec l’entreprise Olmix (Morbihan), veut imposer l’algue lactofermentée dans l’alimentation humaine. Les fonds levés vont permettre de finaliser la partie R & D et d’améliorer le pilote de la jeune pousse créée fin 2023, pour commencer à alimenter ses futurs marchés.

Lizia prolonge le plaisir de la lecture la nuit

C’est une invention toute bête qui fait un tabac. L’accessoire de lecture imaginé par Lizia, tout à la fois lampe, support et marque-page, trouve son public avec son design compact et léger. La start-up rennaise (15 salariés) vise 850 000 unités vendues d’ici à 2027 avec une présence dans 3 500 points de vente, ce qui représenterait un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros. La jeune pousse a déjà convaincu Natures & Découvertes de distribuer son produit. La Fnac et les espaces E.Leclerc devraient lui emboîter le pas. La conquête de l’international est également lancée.

Les co-fondateurs de Lizia, Lucas Moysan et Cédric Le Guern, avec leur lampe lors du CES à Las Vegas — Photo : Lizia

Chenevia va disposer d’un site de fabrication de cannabis médical

Présidée par Quentin Beauvais, la start-up vannetaise Chenevia a levé trois millions d’euros auprès d’investisseurs privés, d’un pool bancaire et de Bpifrance. Cette somme va permettre la construction d’un site industriel de production de cannabis médical. Le bâtiment de 2 000 m² se situera à proximité de Ploërmel, à l’est du département où Chenevia exploite déjà six hectares de terres. Il devrait être livré courant 2026. Cette montée en puissance doit permettre à Chenevia de passer de sept personnes, dont deux doctorants, à 13 d’ici deux ans. Et 20 en 2028.

Quentin Beauvais peaufine le projet de construction du site de fabrication de cannabis médical de Chenevia — Photo : DR

Phase de structuration pour Aquaculture Solutions et ses installations aquacoles clés en main

La start-up costarmoricaine Aquaculture Solutions propose des installations aquacoles (bassins, viviers…) clés en main à des professionnels de l’aquaculture, de la conchyliculture, aux aquariums et pôles de recherche. Il y inclut un système innovant d’écumage, qui élimine les bactéries, contaminants… sans intrants, dans des appareils plus compacts et moins chers. Après un premier exercice réalisé seul, le créateur Guénolé Raymond va en 2026 structurer son entreprise et son développement commercial.

Guénolé Raymond a créé Aquaculture Solutions en 2023 — Photo : DR

Fendsea donne un souffle nouveau aux pare-battages de bateaux

Récemment implantée à Lorient, la start-up Fendsea révolutionne les pare-battages de bateaux. Fendsea les a imaginés comme des espaces de stockage, de 20 à 30 litres, ou de tri de poubelles par exemple. Créée par Guillaume Labrot, depuis associé avec Hugo de Malherbe, la jeune pousse met au point des pare-battages colorées "mais aussi une gamme gonflable qui sera encore plus durable", avance le duo. Ils bouclent actuellement une levée de fonds de 400 000 euros pour mener à bien leurs projets et recruter. "Nous devrions être quatre d’ici la fin de l’année avec une projection à douze en 2029", confie Guillaume Labrot.

Guillaume Labrot, président de Fendsea et Hugo de Malherbe, co-dirigeant, innove sur le créneau des pare-battages de bateaux — Photo : Ségolène Mahias

Alcyconie devient une référence de la gestion de crise cyber

Société experte en gestion et communication de crise d’origine cyber, Alcyconie (25 salariés) à Saint-Malo est en train de devenir un acteur majeur sur son marché en France. La start-up, qui travaille pour des grands groupes, ETI et acteurs sensibles, réalise 250 exercices de crise par an. Depuis sa création en 2018, plus de 2 500 personnes ont été formées. La jeune pousse est lauréate France 2030 pour un projet qui intègre des sciences cognitives et de l’intelligence artificielle dans ses outils. Elle vient de rejoindre le programme Excellence de la French Tech.

Stéphanie Ledoux, PDG et fondatrice d’Alcyconie — Photo : Emmanuel Pain - EP Images

SeaBeLife lève des fonds pour bloquer la nécrose des cellules

La biotech finistérienne SeaBeLife vient de boucler une levée de fonds de 2 millions d’euros en pré-série A pour accélérer le développement de ses molécules capables de bloquer le processus de nécrose cellulaire, un processus impliqué dans de nombreuses pathologies graves. Une avancée significative qui ouvre la voie à de nouveaux traitements pour lutter contre les hépatites aiguës ou encore dégénératives comme la DMLA, Parkinson ou Alzheimer. Un nouveau tour de table de plusieurs millions d’euros est en préparation afin de financer les premières étapes de développement clinique de ses molécules.

Morgane Rousselot a créé Seabelife en 2019 avec trois associés — Photo : Jean-Marc Le Droff

Ostrea veut accélérer à l’international avec sa nouvelle usine

La start-up industrielle bretillienne Ostrea (20 collaborateurs), qui fabrique un matériau innovant bas carbone et 100 % recyclable à base de coquilles d’huîtres, de moules et de Saint-Jacques, entend accélérer en 2026 la commercialisation de ses produits (revêtements de sols, mobiliers…) en France et à l’international. Fondée en 2020 par Tanguy Blévin, Maxime Roux, Camille Callennec et Théo Joy, la jeune pousse va pouvoir s’appuyer pour cela sur son unité de production de 5 000 m² inaugurée à Thorigné-Fouillard en 2024, qui lui a permis de multiplier par 40 sa capacité de production. L’investissement a été rendu possible grâce à une levée de fonds de 5 millions d’euros réalisée début 2025.

Ostrea a été fondé par Tanguy Blévin, Maxime Roux, Camille Callennec et Théo Joy — Photo : Ostrea

L’ambition européenne d’Anemon, actrice de la formation par SMS augmenté

La jeune pousse lannionnaise Anemon, qui propose des formations par SMS augmentés, a levé 500 000 euros en 2025. L’entreprise dirigée par Fleur-Eve Le Foll compte déjà parmi ses clients de grands comptes comme Airbus, Lidl ou encore EDF. La société ambitionne de devenir le "leader du SMS learning (augmenté) en Europe". En 2026, elle pourrait lancer une version augmentée par l’IA de son système. Son approche, basée sur l’utilisation du média SMS associé à une ingénierie pédagogique pragmatique et qui se veut inventive, offre une solution nouvelle dans le domaine la formation.

Une partie de l’équipe d’Anemon (avec Fleur-Eve Le Foll, deuxième à gauche), qui a l’ambition de devenir le leader européen de la formation par SMS augmenté — Photo : Anemon

Temo et ses moteurs électriques de bateaux voient plus grand

Implantée à Vannes depuis deux ans, Temo franchit une nouvelle étape. Spécialisée dans la motorisation électrique de bateaux, elle réalise 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires. Son premier produit, le Temo 450, lancé en 2020, s’est écoulé à plus de 5 000 exemplaires dans 15 pays. Après un deuxième lancement en 2023, la société prévoit d’élargir sa gamme avec trois nouveaux moteurs d’ici 2027. Pour accompagner cette croissance, Temo projette de passer de 28 à 100 salariés en cinq ans et prépare une extension de 350 m² afin de disposer de l’espace nécessaire pour ses équipes et ses futurs développements.

Temo va s’agrandir sur son site de Vannes pour produire sa gamme de produits techniques et accueillir des effectifs en croissance continue — Photo : Ségolène Mahias

Bluefins valide sa nageoire biomimétique pour propulser des navires

La start-up brestoise Bluefins, née en 2021, veut révolutionner le transport maritime en réduisant de 20 % la consommation de carburant des porte-conteneurs grâce à un système innovant d’aide à la propulsion inspiré des nageoires de cétacés. Accompagnée par le Village by CA Finistère et lauréate de l’appel à projets " i-Demo ", elle a levé 4 millions d’euros en septembre 2024 pour financer ses premiers essais en mer, réalisés de février à mars 2025, et qui ont permis de confirmer la fiabilité du système. Bluefins cherche désormais à convaincre des armateurs de tester la technologie sur des navires plus grands avant de passer à l’industrialisation.

Olivier Giusti, fondateur et directeur technique de Bluefins, aux côtés de Philippe Ruffin, associé et directeur général — Photo : Bluefins

OSO AI exporte son oreille augmentée pour soignants

La start-up brestoise Oso-AI a développé une solution d’analyse de sons permettant de faciliter le travail des soignants du secteur médico-social : chutes, vomissements, apnée du sommeil, appels de détresse… Grâce à un boîtier installé dans la chambre du patient, l’application basée sur l’IA analyse la situation et prévient à la moindre alerte les personnels soignants sur leur smartphone. Six ans après sa création et après avoir levé 4 millions d’euros en 2020 et 10 millions d’euros de plus en 2024, la start-up brestoise Oso-AI est en ordre de marche pour attaquer l’international, en commençant par le Japon dès cette année.

Olivier Menut (à gauche) et Philippe Roguedas, deux des quatre fondateurs d’OSO-AI, présentent le boîtier qui contient leur solution d’oreille augmentée pour soignants — Photo : Jean-Marc Le Droff

Nevezyne cherche des fonds pour développer sa plateforme vaccinale

La société costarmoricaine Nevezyne, qui a développé un process de production de cellules en utilisant des vers à soie, cherche à lever des fonds pour passer au stade de l’industrialisation et créer une plateforme vaccinale. Son créateur, Christophe Loizel, déçu du manque de soutien dans la région, multiplie les projets scientifiques collaboratifs européens pour obtenir des subventions et générer du chiffre d’affaires, afin d’entraîner des investisseurs à financer la production de ses protéines vaccinales. Un partenariat avec une start-up saoudienne, NanoPalm, a aussi été noué.

Christophe Loizel cherche des fonds pour développer Nevezyne et l’industrialisation de ses protéines à base de vers à soie — Photo : Matthieu Leman

Ever Ever veut industrialiser son lave-vaisselle totalement réparable

Ever Ever, entreprise morbihannaise créatrice d’un lave-vaisselle éco-responsable et totalement réparable, réalise une nouvelle levée de fonds de 3 millions d’euros via la plateforme participative Sowefund. Après avoir obtenu 2 millions d’euros d’investisseurs et 3,8 millions d’euros d’aides publiques, cette levée vise l’industrialisation. Son dirigeant, Martin Hacpille, annonce 60 000 appareils sous contrat, pour un chiffre d’affaires prévisionnel de 23 millions d’euros. L’équipe, composée de 9 experts, collabore avec 30 sous-traitants pour concrétiser ce projet ambitieux.

Le dirigeant d’Ever Ever, Martin Hacpille, entend passer à la phase d’industrialisation de son lave-vaisselle totalement réparable — Photo : EverEver

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