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Face à un marché instable, Saunier Duval continue d’investir pour plus de flexibilité
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Face à un marché instable, Saunier Duval continue d’investir pour plus de flexibilité

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Le nantais Saunier Duval fabrique notamment des pompes à chaleur. Mais ces dernières années, le marché a pris de plein fouet la crise énergétique et celle du bâtiment, et reste loin des attentes espérées. L’industriel, qui a dû se séparer de 200 salariés en 2025, croit toujours dans cette technologie et poursuit les investissements, notamment dans sa flexibilité industrielle.

Erwan Kermeur, directeur général adjoint de Saunier Duval, mise sur la flexibilité de l’usine pour faire face à un marché instable — Photo : Saunier Duval

L’usine nantaise de Saunier Duval trône dans le nord de Nantes depuis 1965. Si elle n’en est pas à sa première crise, elle a aussi connu des périodes plus glorieuses. En effet, fin 2023, le site employait 900 salariés en CDI, renforcés par 300 intérimaires. Aujourd’hui, il tourne avec 700 personnes, suite à 200 départs volontaires. En cause notamment, un marché des pompes à chaleur qui a fortement chuté en 2024. Filiale du groupe allemand Vaillant (plus de 3 Md€ de CA), Saunier Duval continue pourtant de croire en cette technologie. "En 2025, il y a eu 200 000 PAC installées en France. Le marché s’est stabilisé", analyse Erwan Kermeur, directeur général adjoint de l’usine nantaise. Pour autant, on reste encore loin du million d’unités. Un objectif que le gouvernement espérait initialement atteindre en 2027.

Investir dans la flexibilité des lignes de production

L’usine Saunier Duval produit toujours 150 000 chaudières par an pour le marché de la rénovation. "C’est un marché mature, et stable depuis plusieurs années", appuie Erwan Kermeur, en comparaison à celui des PAC, qui coûte en général deux à trois fois plus qu’une chaudière classique. Pour tirer son épingle du jeu sur ce marché, l’industriel mise sur la flexibilité. "Le marché est très volatil et sensible, aux annonces gouvernementales, ou aux évolutions des prix du gaz et de l’électricité. Il faut donc qu’au sein de l’usine, nous puissions produire le bon produit au bon moment. Avoir des lignes de productions flexibles, capables d’assembler plusieurs gammes de pompes à chaleur différentes devient nécessaire", appuie Erwan Kermeur.

20 millions d’euros investis depuis 2023

Depuis 2023, Saunier Duval a ainsi investi 20 millions d’euros. Deux lignes d’assemblage multiproduits sont opérationnelles. "Nous finissons de consommer cette enveloppe de 20 millions d’euros avec notamment une troisième ligne de production flexible qui sera opérationnelle pour 2027", ajoute le dirigeant. Saunier Duval s’enorgueillit aujourd’hui de posséder le plus grand site français de production de PAC, avec une capacité de 120 000 pompes à chaleur air/eau par an. L’entreprise, qui ne communique pas sur sa production réelle, ni sur son chiffre d’affaires, devrait passer à une capacité de 150 000 PAC/an avec cette troisième ligne.

L’objectif d’un million de PAC par an, en 2030

Cette enveloppe budgétaire a également permis d’investir dans une nouvelle génération de PAC moins bruyante, ou encore dans un système de suivi quotidien de la consommation d’électricité et de gaz de l’usine. "En 2026, nous avons réduit notre consommation d’électricité de 10 %", se félicite Erwan Kermeur. Une dynamique, qui pousserait à poursuivre les investissements dans les années à venir ? Saunier Duval préfère ne pas s’avancer, et se montre prudent, même si des indicateurs laissent des lueurs d’espoir. Le gouvernement vient, à nouveau, de mettre en avant son envie d’électrifier la France, en appelant à installer un million de pompes à chaleur (PAC) chaque année d’ici à 2030. Encore faut-il maintenant inciter les clients à être au rendez-vous.

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