Après avoir sécurisé 6 millions d’euros depuis sa création en 2019, la medtech finistérienne SeaBeLife organise un nouveau tour de table de 2 millions d’euros pour poursuivre le développement de ses candidats médicaments destinés à bloquer le processus de nécrose cellulaire. "L’objectif de cette nouvelle levée de fonds est d’accélérer notre programme en ophtalmologie, car nos résultats sont tellement significatifs qu’il faut aller vite !", explique Morgane Rousselot, docteure en biochimie et PDG de ce spin-off de la Station Biologique de Roscoff qu’elle a créé avec trois confrères du CNRS, de l’Inserm et de l’Université de Lyon-1.
Un traitement non invasif contre la DMLA et les hépatites sévères
Un axe de recherche dans l’ophtalmologie qui vise notamment à lutter contre des pathologies dégénératives complexes et de plus en plus répandues comme la dégénérescence maculaire de la rétine (DMLA), grâce à des molécules capables de bloquer la nécrose des cellules.
Une véritable révolution dans le domaine qui s’accompagne, en prime, d’un mode d’administration non invasif prenant la forme d’un simple gel ophtalmique. "Nous avons récemment obtenu des résultats précliniques très significatifs qui valident notre solution. Nous espérons obtenir les données cliniques de sécurité et les premières données d’efficacité chez les patients fin 2027", confie Morgane Rousselot.
Levée de fonds espérée avant l'été
Avec cette nouvelle levée de fonds qu'elle espère clôturer avant l’été, la start-up espère pouvoir démarrer ses essais cliniques dans la foulée. Ce tour de table devrait aussi lui permettre de renforcer son équipe actuellement composée de sept personnes, avec de nouvelles embauches prévues en 2026 dans les domaines médicaux, réglementaires et du développement commercial.
35 molécules potentiellement pertinentes chez l’humain
Autre axe de recherche prometteur : SeaBeLife développe actuellement un candidat médicament pour le traitement des hépatites sévères, cette fois sous forme de simple perfusion. Avec un catalogue actuellement composé de 35 molécules potentiellement pertinentes chez l’humain, la technologie de la start-up roscovite pourrait également trouver des applications dans le traitement de maladies neurodégénératives telles que Parkinson ou Alzheimer, ainsi que d’autres pathologies touchant d’autres organes comme les reins.
Soutenu par France 2030
Autant d’avancées qui ont récemment permis à SeaBeLife d’obtenir le soutien de France 2030 et d’être lauréate du concours d’innovation i-Nov, avec à la clé une aide de 1,5 million d’euros octroyée en avril 2024. Un mois plus tard, elle a également été lauréate du programme French Tech. En septembre 2023, elle avait aussi notamment levé 1,2 million d’euros auprès du fonds iXLife et des réseaux de business angels ayant déjà participé au financement de la société par le passé : Breizh Angels, Angels Santé, WeLike et BAdGE. Installée au sein de la Station Biologique de Roscoff, SeaBeLife bénéficie également du soutien du Technopole Brest-Iroise et de la SATT Ouest Valorisation.