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Flycopter Project lève des fonds pour son véhicule volant bi-place à décollage vertical
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Flycopter Project lève des fonds pour son véhicule volant bi-place à décollage vertical

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Flycopter Project va réaliser avant la fin de l’année le premier prototype de son véhicule volant à décollage vertical. La start-up costarmoricaine est à la recherche d’investisseurs et de partenaires pour son modèle qui répond à la réglementation des ULM, ce qui lui ouvre de nombreuses perspectives d’utilisation.

Alain Thibaudeau (à droite), DG de Flycopter Project, et Michel Jarry, qui fait partie de la trentaine de consultants qui travaillent au projet Bird — Photo : Matthieu Leman

Flycopter Project, la SAS créée par Fabiola et Alain Thibaudeau, passe à la vitesse supérieure avec son projet de véhicule volant bi-place décarboné et à décollage vertical. Baptisé "Bird", il a été présenté par la start-up née en août 2023 au salon Vivatech, qui s’est tenu fin mai à Versailles.

Cette présentation a été réalisée pour la première fois avec une maquette de l’engin au format 1/5e. "Nous avons réuni une cinquantaine de contacts, dont plusieurs dans le domaine de l’industrie aéronautique et de l’énergie", raconte Alain Thibaudeau, le directeur général. Cette reproduction miniature devrait effectuer un vol de démonstration avant la fin de l’été sur l’aérodrome de Lannion (Côtes-d’Armor), où est basée l’entreprise. La maquette précède le premier prototype du Bird, qui devrait être réalisé et testé avant la fin de l’année.

Un besoin d’un million d’euros

L’étape suivante passera par la fabrication des deux ou trois premiers exemplaires, ce qui nécessitera un investissement de 500 000 euros. L’installation dans un local, qui pourrait également se trouver sur l’aérodrome de Lannion, ajoutée aux efforts commerciaux (démonstrations, participation à des salons…) pourraient coûter 500 000 euros supplémentaires.

Si Vivatech a permis de rencontrer des investisseurs et partenaires industriels, la jeune pousse cherche toujours des financements pour décoller. Lauréat du tremplin French Tech Tremplin, ce qui lui a permis de recevoir 22 500 euros de subvention, plus 10 000 euros pour ses incubateurs (Anticipa, à Lannion, et celui de l’École Nationale Supérieure des Mines de Brest), Flycopter Project a bénéficié également d’une mise personnelle des créateurs de 20 000 euros.

La toute jeune entreprise a lancé en mai une campagne de financement participatif, sur la plateforme We Do Good, sous la forme de prêt rentabilisé à hauteur de 1,15 à 3 % dès que l’entreprise générera un chiffre d’affaires. "Nous espérons récolter un minimum de 10 000 euros mais ça peut aller jusqu’à 1 million d’euros", témoigne l’ingénieur. "Dans les deux ans, nous aurons besoin d’un budget global de deux millions d’euros."

Pilotage à l’aide d’un joystick

De quoi développer le Bird, qui ne manque pas d’atout dans le domaine des appareils à décollage et atterrissage vertical (Adav). "Nos concurrents sont plutôt dans le domaine des gros porteurs, plus lourds que le Bird, pointe Alain Thibaudeau. Notre modèle ne pèsera pas plus de 525 kg, soit le poids maximum pour être classé dans la catégorie des ULM, ce qui permet de le piloter à partir de 15 ans, après 20 h de vol, à l’aide d’un joystick."

Cette classification et un volet sécuritaire affirmé (possibilité de vol stationnaire, un moteur supplémentaire, appareil muni d’un parachute nacelle, assistance électronique du vol…) lui ouvrent de nombreuses perspectives d’utilisation : taxi volant, urgences, opérations de maintenance en terrain difficile ou off-shore, vols touristiques…

La start-up prévoit un prix de vente de 200 000 euros par appareil et de réaliser dix ventes la première année de commercialisation (2025). Le seuil de rentabilité se situe à 6 ou 7 exemplaires. "Notre modèle est de doubler ensuite chaque année le nombre d’exemplaires vendus", affirme le dirigeant.

Le Bird, qui a une autonomie de deux heures, peut se déplacer à 200 km/h et fonctionne avec un moteur hybride électrique et bio-carburants, qui lui permettent d’afficher un bilan carbone bien inférieur à celui de la voiture. Le deuxième produit de la start-up devrait être le Vertidôme, petit espace fermé et sécurisé de décollage et atterrissage, qui pourrait être installé sur les places des villes, dans les cours des entreprises ou sur les toits des hôtels.

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