La marque de mode vegan et biodégradable Zèta frappe une nouvelle fois. Après des baskets fabriquées à partir de marc de café, de maïs ou d’olive, la start-up bordelaise commercialise des paires conçues à partir de balles de tennis recyclées. Collectées auprès de clubs autour de Porto (Portugal), les balles usagées sont broyées dans une usine locale et intégrées à du caoutchouc synthétique recyclé, destiné à la semelle, la tige et au logo de la marque. "L’idée est née d’un match de tennis l’an dernier entre Laure Babin, la fondatrice, et son père", raconte l’entreprise. "En France, plus de 14 millions de balles de tennis sont utilisées dans les clubs chaque année ; 97 % finissent en décharge ou sont incinérées faute de filière adaptée. Alors qu’une paire peut mettre 400 ans à se décomposer", rappelle Zèta. Chaque paire de sneakers "Ace’98" valorise 5 kg de matière soit environ 100 balles de tennis. Composée aussi de coton, caoutchouc et plastique recyclés, elle génère 6 fois moins de CO2 qu’une paire classique. Zèta emploie à ce jour six personnes pour un chiffre d’affaires estimé en 2026 de 1,5 million d’euros.