Depuis sa création en 2020, Zèta n’a cessé de croître. La vente de vos baskets zéro déchets, connues pour leurs matières premières recyclées et leurs cuirs végétaux a permis de dépasser le million d’euros de chiffre d’affaires en 2023, et d’atteindre 1,3 million d’euros à la clôture des comptes en août 2024. Pourquoi vouloir ouvrir le capital aujourd’hui ?
Depuis notre création il y a quatre ans, nous avions la volonté de rester indépendants, mais aujourd’hui nous avons besoin d’accélérer notre développement, à la fois en R & D, en produits, en recrutement. L’entreprise comptant 12 collaborateurs aujourd’hui.
Quel est le montant de la levée de fonds que vous avez lancée début septembre auprès de votre communauté ? Pourquoi pas avec des investisseurs professionnels ?
Nous visons 740 000 euros, avec des business angels pour environ 10 % (parmi eux William Hauvette le PDG de l'entreprise bordelaise de vêtements durable Asphalte, Philippe Berlan l'ex-PDG de La Redoute et les fondateurs de la néo-banque Green-Got qui finance la transition écologique, NDLR). Mais surtout avec notre communauté. Nous nous sommes créés avec elle, via le crowdfunding, elle reste très présente et fidèle, c’était normal de l’inviter au capital. La levée de fonds sera complétée par des financements bancaires et un soutien de la BPI.
Parmi vos dernières actualités, il y a eu l’ouverture d’un showroom à Bordeaux en 2023, une collection de baskets en cuir d’olives en 2024 et en septembre une collaboration avec la marque Emoi Emoi. C’est la première ?
Emoi Emoi est notre seconde collaboration. Nous avons créé pour elle des modèles spécifiques commercialisés à la rentrée, deux pour adultes et deux pour enfants. En 2022 nous avions travaillé avec Nespresso (avec qui Zèta avait conçu des sneakers en cuir de marc de café, NDLR).
Depuis un an vous investissez aussi dans les accessoires avec des chaussettes, des casquettes, des porte-cartes…
Nous avions à cœur de développer les accessoires. Les chaussettes, c’était logique. Les casquettes étaient une demande de la communauté. Elles sont faites à partir de fins de rouleaux de tissus de la garde nationale, hyper résistants. C’est encore mieux de réutiliser du tissu que de le produire. En octobre nous lançons une nouvelle catégorie, le Green Market. Ce sont des produits faits en France et en Europe pour la maison, artisanaux et durables : des bougies en pot fabriquées à La Rochelle, des chaussons, de la céramique… Comme pour nos baskets faites au Portugal la production est externalisée mais exclusive.
Vous vous éloignez beaucoup de la basket…
C’est venu naturellement. Nous ne voulons pas être uniquement une marque de baskets mais voulons œuvrer pour un mode de consommation durable. L’activité accessoires restera annexe, environ 5 % du chiffre d’affaires.