Agriodor vient de finaliser une nouvelle levée de fonds, d’un montant de 15 millions d’euros. La start-up rennaise, issue de la recherche, a mis au point des solutions de biocontrôle olfactif pour l’agriculture, dont elle va ainsi pouvoir accélérer le déploiement à l’international. L’opération d’augmentation de capital a été menée par le Fonds Révolution Environnementale et Solidaire, abondé par le Dividende sociétal de Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Les fonds régionaux Région Sud Investissement et CAAP Création du Crédit Agricole Alpes-Provence et les investisseurs historiques Capagro, Ambra Capital, et SWEN Capital Partners ont également pris part à ce tour de table.
Devenir un spécialiste mondial de premier plan
"Nous sommes convaincus que l’avenir de la protection des cultures repose sur la biologie, et non sur la chimie, indique Alain Thibault, cofondateur d’Agriodor avec Ené Leppik, et président de l’entreprise. Avec cette levée de fonds, nous affirmons la transformation d’Agriodor : d’une start-up française de premier plan à un spécialiste mondial du biocontrôle par les odeurs."
Influencer le comportement des insectes par l’odeur des plantes
Les produits de biocontrôle d’Agriodor visent en effet à lutter contre les espèces indésirables qui ravagent les cultures (pucerons, mouches des fruits…). Ils diffusent des parfums à base d’odeurs naturellement émises par les plantes pour influencer le comportement des insectes, ce qui constitue une alternative aux pesticides. Agriodor affirme par ailleurs que sa plateforme de solutions est "10 fois moins coûteuse et 2 fois plus rapide que les pesticides conventionnels". Après avoir testé et commercialisé un premier produit pour lutter contre les pucerons de la betterave, la start-up rennaise vise d’autres cultures. Agriodor poursuit sa R & D pour proposer désormais un portefeuille de solutions de biocontrôle étendu pour de nouvelles cultures et familles d’insectes comme les mouches des fruits, les aleurodes et les thrips.
Un marché de plus de 4 milliards de dollars
L’ensemble de ces marchés pèse à l’échelle mondiale plus de 4 milliards de dollars. Pour commercialiser ses solutions hors de France, l’entreprise a signé une quinzaine de partenariats de R & D en Europe, en Chine et au Brésil, les marchés les plus porteurs. Elle a déposé à ce jour 8 brevets. L’équipe d’Agriodor, constituée de 42 collaborateurs de 6 nationalités différentes (CA non communiqué), s’appuie également sur des experts issus de grands groupes spécialisés dans la protection des cultures.