En Seine-Maritime, Renault Cléon fabriquera des drones militaires d’ici à la fin de l’année
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En Seine-Maritime, Renault Cléon fabriquera des drones militaires d’ici à la fin de l’année

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L’usine Renault de Cléon, en Seine-Maritime, va démarrer la production de drones militaires d’ici à la fin de l’année, a déclaré la ministre des Armées Catherine Vautrin. Le site normand fabriquera des moteurs qui seront ensuite transférés à l’usine du Mans du groupe automobile, chargée de l’assemblage des aéronefs.

Après les moteurs de voitures, l’usine de Renault Cléon va fabriquer des moteurs de drones — Photo : Renault

La production de drones militaires dans l’usine Ampère de Cléon (Seine-Maritime) débutera cette année. C’est ce qu’a indiqué samedi 6 juin la ministre des Armées Catherine Vautrin à nos confrères d’Ouest France.

600 drones militaires

Cette annonce concrétise l’annonce en janvier dernier d’un partenariat entre Renault et le constructeur aéronautique francilien Turgis Gaillard (400 salariés).

À l’époque, Renault officialisait le projet Chorus visant à assembler jusqu’à 600 drones militaires par mois, mais uniquement dans son usine du Mans (Sarthe). Le site normand de Renault Cléon était pressenti mais pas officiellement concerné. C’est désormais chose faite pour cette usine de 3 100 salariés qui fabrique des moteurs électriques et thermiques et des boîtes de vitesses pour les marques Renault et Dacia.

Fabrication de moteurs en Normandie

L’usine normande fournira les moteurs diesel M9 des drones. Ces moteurs seront ensuite transférés dans l’usine Renault du Mans, en charge du montage et de l’assemblage des aéronefs.

"La production de masse, à cadence industrielle, débutera avant la fin de cette année"

Renault ne serait pas chargé de l’installation des charges explosives. Mais ce projet de drones militaires a fait bondir d’effroi la CGT, qui a demandé en début d’année la mise en place d’un statut d’objecteur de conscience.

Phase de tests en cours

Renault et Turgis Gaillard "en sont à la phase des essais ; la production de masse, à cadence industrielle automobile, débutera avant la fin de cette année", a assuré Catherine Vautrin.

Mené sous l’égide de la Direction Générale de l’Armement (DGA), le projet n’a pas été officiellement présenté. Selon plusieurs titres de presse, les drones produits pourraient avoir une envergure de dix mètres et atteindre une vitesse de vol de 400 km/h.

Créer une filière française des drones

Si Renault affirme qu’il "n’a pas l’intention de devenir un acteur majeur de l’industrie de défense", cette diversification tombe à pic pour le groupe automobile qui n’est pas dans une forme florissante et qui a engagé un plan de réduction des coûts. Si le rythme de production espéré de 600 unités par mois est atteint, le contrat s’élèvera à 100 millions d’euros par an sur dix ans. Au final, il représenterait donc un montant d’un milliard d’euros.

Renault Group indique avoir été sollicité par le ministère des Armées pour "mettre son expertise au service du développement d’une filière française de drones". Le constructeur estime disposer "d’un savoir-faire recherché : concevoir, industrialiser et produire en grande série des objets hautement technologiques, tout en maîtrisant la qualité, les coûts et les délais".

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