Alain Télandro : Le Géo Trouvetout de l'ophtalmologie
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Alain Télandro : Le Géo Trouvetout de l'ophtalmologie

biotech Cap Implants entend apporter une solution pour contrôler le glaucome, maladie qui touche 7% de la population mondiale. À la clé, 40 emplois d'ici à 3 ans.

En matière d'innovation, Alain Télandro est loin d'être un novice. En 30 ans de carrière, ce chirurgien ophtalmologiste libéral cannois a imaginé un certain nombre d'outils ophtalmologiques, dont quelques-uns furent des succès... «J'ai longtemps délivré mes idées aux industries pharmaceutiques, mais sans contrôler leur développement», regrette l'intéressé. À 56 ans, l'homme décide donc de franchir le Rubicon pour garder la main sur sa dernière invention, un capteur de pression oculaire, et ainsi «ne plus passer à côté des résultats financiers». Il s'associe avec Pascal Legoff, «un pur financier», et «un spécialiste des études cliniques» issu de la biotech sophipolitaine Nicox, pour créer en novembre2010 Cap Implants.




Le concept

La société, basée à Cannes, développe «un micro-capteur qui, implanté dans la cornée du patient, communique par radio-fréquence vers un système extérieur, permettant ainsi de mesurer de façon permanente la pression oculaire», détaille Alain Télandro. L'objectif est de contrôler l'apparition et l'évolution du glaucome, maladie dégénérative du nerf optique qui entraîne une perte progressive de la vision, et qui touche 7% de la population mondiale. Une pathologie amenée à prendre de l'ampleur avec l'allongement de la durée de vie. Mais le chemin est encore long avant sa mise sur ses marchés cibles, européens et américains.




Les perspectives

Actuellement dans un processus de levée de fonds, Cap Implants espère finaliser courant 2011 un premier tour de table de 10M€, piloté par un cabinet d'avocats de San Diego, spécialiste des biotechs. Dix-huit mois seront alors nécessaires pour développer un prototype implantable. Pour cela, Alain Télandro compte s'appuyer sur l'écosystème régional. Des discussions sont en cours avec la start-up aixoise Invia, spécialisée dans la microélectronique, et le laboratoire de la Gaude Iris Pharma qui mènerait les études cliniques

. «Je n'exclus pas l'idée de monter une unité de fabrication dans le département à moyen terme», reprend le dirigeant. D'ici là, la biotech devrait générer dans les trois ans une quarantaine d'emplois qualifiés. Cap Implants ayant vocation à développer d'autres capteurs d'analyse du vivant, toujours dans une démarche de prévention.

Cap Implants



Cannes 04 92 18 89 90

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