M2care (7 salariés), start-up studio dédié aux technologies de la santé, finalise une levée de fonds de 20 millions d’euros pour accélérer la création et le développement de huit projets entrepreneuriaux.
Annoncée au printemps 2023, cette première levée a été réalisée auprès de l’Institut Mérieux via Mérieux Développement, l’Institut NAOS (propriétaire des maques Bioderma, Esthederm et EtatPur) des sciences de la vie, de Crédit Agricole Centre-est et de trois family offices.
"Nous espérons lever 25 millions d’euros voire un peu plus avant la fin du premier trimestre 2025", confie Florence Thueux, PDG de M2Care, fonds créé à l’initiative de Mérieux Développement et de CEA Investissement.
Transformer l’innovation en projet d’entreprise
Le start-up studio a déjà soutenu plusieurs start-up aux côtés de leurs fondateurs : Previa Medical, porteuse d’un dispositif médical numérique destiné à prévenir les urgences médicales en milieu hospitalier ; TheraSonic issue de la recherche du CEA et du CNRS de Paris Saclay, qui a mis au point un dispositif médical fondé sur l’exploitation des ultrasons pour le traitement des maladies cérébrales ; et la société suisse Rhovica Neuroimaging, pour son cathéter de drainage ventriculaire pour le cerveau, dédié au traitement des patients en situation d’urgence.
Grâce à cette levée de fonds, M2care compte financer encore 5 nouveaux projets innovants issus d’universités et d’instituts de recherche français et européens, ainsi que de sociétés d’accélération de transfert de technologie (SATTs). "Des innovations dans les domaines de la dermatologie, de la cardiologie, de la fertilité féminine et de l’ophtalmologie", indique Florence Thueux.
Rampe d’accès à l’amorçage
M2Care est né du constat qu’il "manquait une brique avant l’amorçage" selon les propres termes d’Alexandre Mérieux. "Nous créons souvent la start-up avec les porteurs de la technologie que nous accompagnons dans le lancement de l’entreprise", résume Florence Thueux. Ainsi ces jeunes pousses ont-elles accès aux phases d’amorçage sans trop se tromper et en ayant dépensé l’argent à bon escient." En évitant au passage le petit travers de nombreux porteurs de technologie, "trop amoureux de leur innovation" pour en tirer parti sur le marché qu’ils visent.
En moyenne, "ces entrepreneurs en résidence" bénéficient d’un financement compris entre 1,5 million d’euros et 3 millions d’euros pour démarrer, avec un accompagnement sur des cycles de 7 à 8 ans qui se poursuivent parfois au-delà de l’amorçage avec du conseil stratégique ou pour les aider à trouver acquéreur.