L'entreprise familiale Boisset (150 salariés), implantée à Aurillac dans le Cantal, attend la livraison de plusieurs chantiers d'extension et de modernisation, menés sur ses différents sites et entités. Fondé en 1962 par François et Léone Boisset, le groupe boucle un investissement de 8 millions d'euros afin de poursuivre son développement dans la location et l'entretien de linge destinés à l'hôtellerie-restauration, de vêtements professionnels et d'hygiène.
Passer le cap des 10 millions d'euros dans le Cantal
Cela passe par la modernisation de ses process de lavage et de distribution de linge, ainsi que par une nouvelle extension des locaux de sa blanchisserie inaugurée en 2002. Il s'agit de la cinquième phase d'extension de ce site qui emploie 45 salariés. "Nous doublons quasiment notre unité consacrée aux vêtements professionnels pour passer à 1 300 m². Il y a de moins en moins de blanchisseurs capables de faire de la location sur ce segment. Donc il y a de la demande que ce soit dans la santé, l'agroalimentaire, l'industrie lourde… Et nous avons toujours eu comme leitmotiv de nous diversifier pour mieux sécuriser l'activité", souligne Paul Boisset, PDG de l'entreprise, selon un modèle de présidence tournante instaurée avec ses frères Rémy et Valentin.
Une vingtaine de recrutements à venir
Le groupe se dote également de locaux flambants neufs de 1 350 m² pour son entité Blanchissement Bo Blanc, installée également à Aurillac et rachetée en 2012. "Nous avons démoli notre usine historique. Un bâtiment de 800 m² des années 60 qui n'était plus adapté. Nous avions un manque de hauteur sous plafond, ce qui engendrait une chaleur assez importante. Ces nouveaux locaux permettront donc d'améliorer le confort de travail des équipes, autant que de développer l'activité", souligne le dirigeant. Objectif : dépasser les 10 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici 2030-32 sur ces deux entités cantaliennes, contre 8,5 aujourd'hui. Une vingtaine de recrutements seront réalisés.
Pas de prélèvement d'eau potable
En parallèle de ces travaux, l'entreprise créé une nouvelle réserve de stockage d'eau d'une capacité de près de 600 m3, qui viendra compléter celle de 400 m3 construite dans les années 80. "Aujourd'hui déjà, nous n'utilisons pas d'eau potable pour assurer l'entretien du linge et des vêtements. Nous sommes autonomes grâce à la récupération de l'eau de pluie et à notre forage. Avec ce nouveau réservoir, l'idée est de préparer l'avenir afin d'anticiper de futures contraintes et surtout d'accompagner notre montée en charge", assure Paul Boisset.
L'ancienne réserve sera, par ailleurs, modernisée et équipée de capteurs informatisés. "On aura un pilotage assisté par l'électronique. En revanche, il était encore trop compliqué de mettre en place un circuit fermé. Il faut retraiter les eaux, installer un système de récupération des boues. Les technologies ne sont pas assez avancées et la profession manque de recul. Sans compter que l'étude à réaliser en amont est coûteuse", poursuit le dirigeant de 38 ans.
Deux autres sites en Lozère et dans le Rhône
La famille Boisset compte aussi des participations minoritaires dans deux autres blanchisseries, la Blanchisserie L'Occitane, créée en 2022 à Massegros en Lozère, et la Blanchisserie Morellon, près de Lyon (4,5 M€ de CA), qui a bénéficié, elle aussi, d'une extension de 1 300 m² et de l'installation de nouveau matériel de lavage et de convoyage.