Le groupe normand Bulle de Linge lance sa douzième blanchisserie en Sarthe en attendant d’autres créations
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Le groupe normand Bulle de Linge lance sa douzième blanchisserie en Sarthe en attendant d’autres créations

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Le groupe normand de blanchisserie industrielle Bulle de Linge a lancé son unité sarthoise, il y a un mois. L’usine va monter en régime afin de s’inscrire dans un schéma territorial assurant une proximité avec les clients. Le groupe qui se rapproche petit à petit des 40 millions d’euros de chiffre d’affaires va ouvrir d’autres sites en 2025.

Bulle de linge comptait jusqu’ici onze unités en France pour traiter le linge de 70 000 personnes. Avec son nouveau site sarthois, ses capacités augmentent encore — Photo : Bulle de linge

Les machines de Bulle de Linge tournent dans le Sud-Sarthe depuis décembre 2024. "Et tout se passe conformément au prévisionnel", indique Thomas Labrunye, PDG du groupe normand. La nouvelle blanchisserie s’est installée à mi-chemin entre Le Mans et Tours, à Montval-sur-Loir. L’activité du site devrait tourner avec 70 salariés à terme. "Nous aurons une montée en charge sur trois à quatre ans. Actuellement, une dizaine de personnes y travaillent. Nous prévoyons une embauche par mois à peu près", précise le dirigeant.

Un secteur très ciblé

Le groupe normand a investi 2,5 millions d’euros dans ce nouvel équipement. Cette blanchisserie industrielle vise le marché du linge personnel des résidents des Ehpad et des centres hospitaliers de la région, des personnes âgées ou en situation de handicap. Ce service auprès des personnes en perte d’autonomie est le marché exclusif de Bulle de Linge. "C’est une niche dans un marché très spécialisé de la blanchisserie", commente Thomas Labrunye. Si les clients finaux sont bien des particuliers, les interlocuteurs de l’entreprise restent la direction des établissements. "Nous sommes en B to B to C", résume le chef d’entreprise.

La famille Labrunye connaît déjà le département pour y avoir piloté une blanchisserie à Sablé-sur-Sarthe. L’usine RLD Développement rebaptisée depuis Khalyge n’a plus de lien avec la famille, qui a revendu l’ensemble de ses parts. "Comme avec les franchises 5 à sec, nous n’étions pas entièrement propriétaires de la marque. Nous avons donc voulu recréer une activité que nous détenions à 100 %", raconte Thomas Labrunye, qui a fondé Bulle de Linge avec son père Francis en 2007.

Un maillage territorial assuré

En Sarthe, il s’agit de la douzième usine française du groupe de Seine-Maritime ; et c’est la deuxième unité de l’Ouest avec le site du Grand-Fougeray, en Ille-et-Vilaine — sans compter l’usine siège près de Rouen, à Saint-Martin-du-Vivier. "Tous nos sites sont conçus sur le même modèle", précise Thomas Labrunye. Le onzième a ouvert mi-2023 à Gannat (Allier) près de Vichy. Ce qui a permis de générer un chiffre d’affaires de près de 32 millions d’euros en 2023, avec 650 salariés. En 2024, la clôture des comptes devrait révéler un chiffre d’affaires "de plus de 38 millions d’euros", calcule le PDG.

Bulle de Linge quadrille désormais l’Hexagone du nord au sud et d’est en ouest. Au total, en France, le groupe lave le linge de plus de 75 000 résidents de 950 établissements. "Lorsque nos sites actuels arriveront tous à saturation de leurs capacités, nous traiterons alors le linge de plus de 100 000 personnes", annonce Thomas Labrunye.

Un treizième site en 2025

Les sites de production de Bulle de Linge rayonnent en moyenne sur 150 kilomètres à la ronde. Mais selon la densité de population et les besoins locaux, la zone de clientèle peut varier de 50 à 250 kilomètres autour des sites. Entre les douze usines en place, il y a donc encore du potentiel sur un marché où Bulle de Linge est l’un des seuls acteurs spécialisés. "Nous allons ouvrir un nouveau site fin 2025, dans une région à plus forte densité démographique", annonce d’ailleurs Thomas Labrunye, qui ne veut pas en dire plus pour le moment.

Une croissance étendue à l’étranger

Cette croissance va se poursuivre aussi en Europe. Bulle de Linge possède déjà une unité en Espagne, une autre en Suisse ainsi qu’une en Belgique. Dans le Plat Pays, une usine en construction sera mise en activité courant 2025. "Quand nous aurons saturé le marché français, nous pensons pouvoir nous développer dans ces trois pays qui possèdent des similitudes avec la France, et où des chaînes de maisons de retraite se structurent", explique le PDG du groupe normand. D’ici dix ans, la péninsule ibérique pourrait compter jusqu’à une dizaine de sites, la Suisse et la Belgique, moins peuplées, un peu moins.

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