Bretagne

Agriculture

Peuplier : des forêts à reconstituer en Bretagne pour éviter une pénurie pour les industriels

Par Isabelle Jaffré, le 04 juin 2021

Les professionnels de la transformation de bois s’inquiètent du manque de matières premières. En Bretagne, un guide pour favoriser la plantation de peupleraie vient de sortir.

Une peupleraie à Plouégat-Guérand (Finistère)
Une peupleraie à Plouégat-Guérand (Finistère) — Photo : Isabelle Jaffré

Depuis plus d’une décennie, on observe une baisse régulière des surfaces occupées par le peuplier en Bretagne, principalement en raison d’un manque de renouvellement des peupleraies coupées. Cette situation risque de poser des difficultés aux filières locales de transformation, comme l’emballage des produits maraîchers et de la mer (cageots, bourriches). Pour produire annuellement 35 millions de cagettes et de bourriches, les industriels bretons consomment 150 000 m³/an de peuplier correspondant à environ 700 hectares de peupleraies exploitées chaque année. Ils sont contraints de s’approvisionner en grande partie dans les régions voisines (Pays de la Loire, Centre-Val de Loire…) car la ressource locale est insuffisante.

Un guide pour replanter des peupliers

Les peupleraies de production couvrent aujourd’hui moins de 2 % de la surface forestière régionale, soit environ 7 000 hectares. Elles représentent 3,5 % de la surface des peupleraies françaises. Le maintien du gisement régional nécessite la plantation à brève échéance de 200 à 300 hectares de peuplier par an, alors que l’on est tombé à un peu moins de 50 aujourd’hui. Pour redonner une impulsion à cette culture, le Centre régional de la propriété forestière (CNPF), en association avec Abibois (Fibois Bretagne), association qui regroupe les professionnels de toute la filière bois, a élaboré un guide.

L’ambition du Guide du populiculteur breton, au-delà de son contenu technique, est de participer à la relance d’une populiculture moderne, respectueuse de l’environnement et en phase avec le contexte économique actuel. "Aujourd’hui, avec un cycle de vie plus court, 15 à 20 ans, que d’autres essences, une peupleraie fait sens économiquement grâce à la demande grandissante", explique Arnaud Guyon, directeur du CRPF. Des aides de deux euros par plants sont également prévus pour favoriser le renouvellement de ce type de forêt.

Une peupleraie à Plouégat-Guérand (Finistère)
Une peupleraie à Plouégat-Guérand (Finistère) — Photo : Isabelle Jaffré

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