Terramar va investir 14 millions d’euros dans l’usine PFC qui produit des protéines pour l’alimentation animale
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Terramar va investir 14 millions d’euros dans l’usine PFC qui produit des protéines pour l’alimentation animale

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Poultry Feed Company (PFC) va pouvoir améliorer ses process. La société mayennaise, détenue par le géant sarthois de la volaille LDC et le groupe chilien Terramar, va bénéficier d’un investissement de 14 millions d’euros. Des créations d’emplois sont annoncées.

L’usine de la société Poultry Feed Company (PFC), à Vaiges en Mayenne, est en service depuis avril 2021 — Photo : PFC

L’usine de Poultry Feed Company (PFC), à Vaiges en Mayenne, se voit consolidée. Terramar va y investir 14 millions d’euros. Le groupe chilien, producteur de protéines animales, devrait débloquer cette enveloppe au fil des trois prochaines années. Ces investissements renforceront la position de PFC parmi les principales usines de transformation de sous-produits animaux en Europe.

L’usine est détenue à parts égales par deux entreprises : le géant de la volaille sarthois LDC, qui apporte la matière première, et Terramar, qui assure des débouchés à la production et porte l’investissement. L’usine de Vaiges produit des protéines animales destinées à l’alimentation des animaux.

Des recrutements à venir

Elle a été mise en service en 2021. Elle a déjà fait l’objet de 60 millions d’euros d’investissements, dont 50 millions pour sa construction. Après ce nouvel investissement, ce sont 15 à 18 postes qui devraient être créés d’ici trois ans. La société PFC (37,4 M€ de CA 2025) compte actuellement une quarantaine de salariés.

Optimiser les process

Le programme d’investissement de Terramar devrait permettre au site mayennais d’atteindre sa capacité de production maximale, soit 220 000 tonnes de protéines animales transformées par an, dans le cadre de l’arrêté préfectoral en vigueur.

"Ces investissements vont essentiellement permettre de maîtriser davantage les process industriels, en particulier en ce qui concerne les odeurs émanant du site", précise le groupe LDC.

Le projet devrait être surveillé de près. Le site a déjà été pointé du doigt pour des nuisances olfactives, par les riverains et l’administration. Depuis sa création en 2020, à plusieurs reprises, la société PFC a été mise en demeure par le préfet de la Mayenne, lui imposant de modifier ses installations.

Un débouché pour les déchets de LDC

Pour le groupe sarthois LDC (7,3 Md€ de CA, 29 000 collaborateurs), cette usine permet de valoriser les coproduits non commercialisés issus d’une vingtaine de ses abattoirs de volailles situés dans un rayon de cent kilomètres. Il s’agit de sang, de carcasses ou encore de peau et abats.

Cette alliance est née des recherches complémentaires des deux partenaires : LDC cherchait une voie de valorisation pour ses carcasses de volailles tandis que Terramar voulait fournir davantage de fermes aquacoles — le Chili étant le premier producteur piscicole au monde.

Un recentrage auprès de clients européens

Au départ, les farines qui sortaient du site servaient surtout d’alimentation dans les élevages piscicoles d’Amérique du Sud et d’Asie. Mais, petit à petit, LDC a voulu trouver des débouchés moins lointains, la majorité des clients se situant désormais en Europe. Les protéines animales transformées par PFC sont désormais davantage orientées vers la nourriture pour les animaux domestiques, dans le segment pet food.

Même en carcasses et abats, "la volaille française est très recherchée pour sa qualité", fait valoir le groupe LDC. La production française n’utilise pas, par exemple, les antibiotiques pour la croissance des volailles ou de manière systématique comme dans certains pays. Le recours aux antibiotiques est ainsi limité au traitement d’infections identifiées. Les produits de PFC ne présentent ainsi pas de risques de faciliter l’antibiorésistance à travers la pet food.

Du carburant pour avion

L’usine mayennaise est face à de "belles perspectives", selon l’industriel. Un autre secteur se fournit également auprès de PFC. Les graisses de volailles récupérées sur son site servent depuis 2025 de composant dans les carburants d’avion. Elles remplacent le kérosène.

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