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Oléosyn Bio et Aurouze injectent 12 millions d’euros à Thouars pour dynamiser la production des huiles bio
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Oléosyn Bio et Aurouze injectent 12 millions d’euros à Thouars pour dynamiser la production des huiles bio

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À Thouars (Deux-Sèvres), une nouvelle ligne de trituration de tournesol-colza et le premier atelier de raffinage d’huile 100 % bio en France ont été inaugurés par l'audois Aurouze (groupe Avril) et par Oléosyn Bio, structure portée par les coopératives Terrena, Cavac, et par Avril.

Les nouvelles installations ont été inaugurées le 5 juin — Photo : Aurélie Mahot

À Thouars (Deux-Sèvres), une nouvelle ligne de trituration de tournesol-colza et le premier atelier de raffinage d’huile 100 % bio en France viennent d’être inaugurés. La ligne a nécessité un investissement de 6,25 millions d’euros de la part d’Oléosyn Bio, structure portée par les coopératives agricoles de l’Ouest Terrena (5,6 Md€ de CA 2024) et Cavac (1,4 Md€) avec le groupe Avril (7,7 Md€). Celle-ci double sa capacité de trituration de graines de tournesol bio, passant de 15 000 à 30 000 tonnes par an. L’ensemble du site atteint désormais une capacité de transformation de 55 000 tonnes toutes graines confondues.

En parallèle, Aurouze, filiale bio du groupe Avril basée dans l’Aude (50 M€ de CA 2023), a investi 5,6 millions d’euros – avec le soutien du Fonds Avenir Bio, de la Région Nouvelle-Aquitaine et de l’Union européenne – pour implanter une unité de raffinage bio innovante, unique en son genre sur le territoire national.

Ce projet a été financé par les actionnaires industriels et soutenu par Esfin Gestion et Sofiprotéol. Tous affichent l’ambition de "bâtir une filière bio française complète, de la graine au produit fini".

Les graines de 500 producteurs régionaux

La nouvelle ligne de trituration, mise en service au troisième trimestre 2024, reprend le procédé éprouvé de double pression et cuisson, enrichi d’un décortiqueur. Cette innovation permet d’optimiser l’extraction d’huile tout en augmentant la teneur en protéines des tourteaux, un atout majeur pour l’alimentation des animaux destinés à de la viande bio. Près de 10 000 hectares sont cultivés par environ 500 producteurs des deux coopératives Cavac et Terrena pour alimenter l’usine, où travaillent 11 personnes.

L’usine Oléosyn bio est implantée depuis 2020 dans la zone industrielle de Thouars-Louzy — Photo : ©Stephane Remael

Une production d’huiles de table dès juin 2025

L’atelier de raffinage, quant à lui, repose sur un procédé physique conforme aux exigences de la réglementation bio. Il permettra de produire des huiles winterisées (raffinées à froid) pour la consommation des huiles dites « de table », ainsi que des huiles désodorisées destinées aux industries agroalimentaire et cosmétique. Les premières huiles raffinées seront commercialisées par la société Aurouze dès la fin juin 2025.

La décision de poursuivre les investissements a été prise par les actionnaires en pleine crise énergétique du fait de la guerre en Ukraine, période où le marché du bio a été ébranlé par les effets de l’inflation sur les prix alimentaires. "L’investissement, expliquent-ils, vise à combler le manque de capacité de transformation en France."

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