L’annonce a été faite mercredi 8 janvier aux salariés. Le groupe Ligier prévoit de fermer son usine vendéenne, située à Boufféré sur la commune de Montaigu-Vendée, dès le mois de septembre. Le site, qui emploie 145 personnes, produit des micro-utilitaires électriques pour les professionnels et des voitures sans permis électriques pour les particuliers. Mais l’entreprise fait face à une concurrence accrue et veut concentrer sa production sur son seul site d’Abrest dans l’Allier, où se trouve le siège historique de la marque, créée il y a plus de 40 ans.
"Nous devons resserrer les moyens industriels face à des enjeux économiques de performance. En clair, nous devons revoir notre modèle économique, afin de limiter nos coûts de fonctionnement et maintenir notre industrie en France", explique François Ligier, PDG du groupe et petit-fils du pilote automobile et fondateur de la marque, Guy Ligier.
Une activité trop faible en Vendée
Le groupe se partage, en effet, le marché des voitures sans permis avec de nombreux acteurs, parmi lesquels Citroën, qui a redonné un coup de jeune aux voiturettes avec son AMI, mais aussi Aixam, Opel, Fiat et bientôt Renault qui va commercialiser deux petits véhicules urbains électriques sans permis, Mobilize Duo et Bento.
Quant aux gammes de véhicules électriques à usage professionnel pour les livraisons en cœur de ville, le démarrage est trop lent. "Nous sommes à un carrefour où notre ambition n’est pas encore confortée par le succès commercial. Ce qui veut dire que notre activité est trop faible sur notre site vendéen", détaille le dirigeant. L’an dernier, la marque a produit 14 000 véhicules, dont 90 % de voitures sans permis. C’est 2 500 de moins que l’année précédente.
Des recrutements à venir dans l’Allier
Ligier Group (425 salariés ; 190 M€ de CA en 2024) avait repris le site de Boufféré en 2008, après le rachat de son concurrent Microcar. Les machines seront transférées dans l’Allier. "Nous bénéficions de 20 000 m² de bâtiment industriel dans l’Allier, c’est largement suffisant pour accueillir toute la production. Et nous continuerons, d’ailleurs, à investir en Auvergne. Nous prévoyons aussi de recruter plus d’une centaine de personnes sur place pour poursuivre la production", complète le dirigeant qui indique que 10 millions d’euros d’investissements sont envisagés cette année, notamment côté R & D. Pour rappel, Ligier a déjà investi 36 millions d’euros ces trois dernières années pour innover sur ses véhicules et moderniser son outil de production.
En Vendée, 125 emplois sont menacés. Un plan social va s’ouvrir dans les prochaines semaines. Les salariés devraient recevoir des offres de mobilité interne pour rejoindre l’Allier ou des offres de reclassement.