La spécialiste du recyclage enzymatique du plastique PET Carbios (une soixantaine de salariés, CA non communiqué) annonce que la mise en service de la première usine issue de son partenariat avec Wankai New Materials est décalée et devrait intervenir d’ici le premier semestre 2028. Alors que selon un communiqué diffusé par la cleantech clermontoise en décembre 2025, la construction de l’usine devait débuter au cours du premier trimestre 2026, avec pour objectif une mise en service d’ici le premier trimestre 2027.
S’adapter aux spécificités du site
La raison avancée pour ce décalage d’une année ? Des travaux techniques complémentaires pour s’adapter aux spécificités du site.
"Ce décalage de calendrier ne remet pas en cause la solidité de notre partenariat avec Wankai ni ses ambitions et les nôtres (ambition de créer plusieurs usines à terme, NDLR), ni notre technologie dont le niveau de maturité est démontré pour un déploiement à l’échelle industrielle et commerciale", insiste Benoît Grenot, président de Carbios.
Situé à Haining, dans la province du Zhejiang, le projet a déjà franchi les étapes préparatoires nécessaires au pilotage et à la coordination des travaux de construction et a validé l’approvisionnement des déchets accessibles localement.
Report de l’augmentation au capital de Carbios
Dans ce contexte, Carbios et Wankai ont décidé d’un commun accord de différer la souscription par Wankai à une augmentation de capital d’un montant de 5 millions d’euros dans le capital social de Carbios S.A. Cette opération, initialement envisagée au premier semestre 2026, devrait intervenir d’ici le 31 décembre 2026.
Dotée d’une capacité de traitement de 50 000 tonnes de déchets PET par an, cette usine constituera un premier jalon dans le déploiement en Asie de la technologie de biorecyclage enzymatique développée par Carbios. Un projet qui soulève toutefois des interrogations voire des critiques émanant d’anciens dirigeants et spécialistes du secteur qui craignent que Carbios n’ait pas suffisamment protégé sa technologie.
Alors que l’unique projet d’usine française à Longlaville est, lui, toujours en phase de financement.