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Engo lève plus de 5 millions d’euros pour miniaturiser ses lunettes connectées
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Engo lève plus de 5 millions d’euros pour miniaturiser ses lunettes connectées

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Avec cette levée de fonds, la start-up grenobloise ENGO, qui conçoit et assemble en France des lunettes connectées affichant en temps réel les données de performance dans le champ de vision des sportifs, veut accélérer son développement commercial et recruter une vingtaine de collaborateurs. Elle réalise déjà 90 % de son chiffre d’affaires à l’international.

Fabrice Berger Duquene et Eric Marcellin-Dibon, co-fondateurs d’Engo — Photo : Engo

La société grenobloise Engo (26 salariés, CA non communiqué), spécialisée dans les lunettes connectées pour les sportifs, franchit une nouvelle étape de son développement. Elle vient de lever 5,1 millions d’euros auprès de Ventech, Odyssée Venture et du fonds Bpifrance Amorçage Industriel afin d’accélérer son développement commercial, renforcer ses capacités industrielles et poursuivre ses travaux de recherche sur ses technologies. À l’issue de l’opération, les deux fondateurs Éric Marcellin-Dibon et Fabrice Berger Duquene demeurent majoritaires

Des lunettes avec écran Micro OLED intégré

Fondée en 2025 et issue de travaux de recherche de deux PME iséroises, Microoled et Microlight3D, Engo s’est spécialisée dans les lunettes connectées destinées aux coureurs, cyclistes et triathlètes. Son positionnement repose sur l’intégration d’un écran Micro OLED de réalité augmentée directement dans le champ de vision de l’utilisateur, permettant d’afficher en temps réel les principales données de performance (vitesse de course, fréquence cardiaque, dénivelé) sans quitter la route des yeux.

15 000

Contrairement à la plupart des lunettes connectées proposées par les géants américains, centrées sur des fonctions d’IA, d’audio ou de captation d’images, celles d’ENGO affichent en temps réel les informations de performance directement devant les yeux du sportif. Conçues et assemblées en France, les lunettes de la société affichent un poids inférieur à 40 grammes et jusqu’à 20 heures d’autonomie. "Plus nos lunettes deviennent légères, naturelles et intuitives, plus nous nous rapprochons de notre objectif : faire disparaître la technologie au profit de l’expérience sportive", explique Eric Marcellin-Dibon.

20 recrutements prévus

Cette levée de fonds doit permettre à Engo de changer d’échelle. L’entreprise prévoit le recrutement d’une vingtaine de collaborateurs en France d’ici fin 2027, dans les domaines du marketing, du développement commercial ainsi que de l’ingénierie optique, mécanique, logicielle et data. Elle entend également renforcer sa présence à l’international, où elle réalise déjà 90 % de son chiffre d’affaires, dont la moitié aux États-Unis. La société a déjà vendu 15 000 paires depuis son lancement.

Une partie des fonds sera également consacrée à la poursuite des travaux de R & D visant à miniaturiser encore davantage les systèmes d’affichage et à intégrer de nouvelles fonctionnalités. Avec le soutien de Bpifrance Amorçage Industriel, Engo affiche son ambition de s’imposer comme un acteur technologique européen des lunettes connectées, tout en poursuivant la fabrication de ses produits en France.

Grenoble # Industrie # Biens de consommation # Sport # Levée de fonds # Start-up # Innovation