Métallurgie : Hexalean renforce son offre industrielle avec l’acquisition du groupe Phea
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Métallurgie : Hexalean renforce son offre industrielle avec l’acquisition du groupe Phea

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Basé dans l’Ain, le groupe industriel Hexalean, spécialiste de la transformation métallique, vient d’annoncer l’acquisition du groupe altiligérien, qui réunit les sociétés Fayolle, Berlier et Dubois. Avec cette opération, Hexalean élargit ses savoir-faire et renforce sa capacité à proposer à ses clients une offre globale dans la transformation des métaux.

Fondé en 2020, le groupe Phea est composé des sociétés Fayolle, Berlier et Dubois — Photo : Hexalean

Spécialisé dans la transformation des métaux, Hexalean poursuit sa stratégie de croissance externe. Après les acquisitions en avril 2025 de l’entreprise jurassienne de découpage et d’emboutissage Guyot Jacquand (22 salariés ; 3,3 M€ de CA) et en mars 2026 du rémois SteelDécoupe (22 salariés, CA non communiqué), le groupe aindinois vient de finaliser la reprise du groupe Phea.

Basé à Yssingeaux, en Haute-Loire, Phea est constitué de trois sociétés industrielles : la chaudronnerie et tôlerie de Haute-Loire Fayolle, le spécialiste ligérien de la chaudronnerie et mécano-soudure Berlier, et l’expert altiligérien de la découpe et du façonnage du tube Dubois.

12 sociétés et 60 millions d’euros de chiffre d’affaires

Avec cette acquisition, Hexalean franchit un cap significatif. Né en 2016 du rapprochement des sociétés aindinoises CO2, Laten, PPC Industrie et ACS, le groupe basé à Confrançon comptera désormais 12 sociétés et plus de 350 salariés dans ses rangs pour un chiffre d’affaires consolidé de 60 millions d’euros, dont 20 % réalisés à l’export.

Outre l’aspect taille critique, Hexalean voit surtout dans cette acquisition une formidable opportunité d’élargir ses savoir-faire et de renforcer sa capacité à accompagner ses clients de la conception jusqu’au sous-ensemble fini, assemblé et prêt à intégrer. "Depuis le départ, notre objectif a toujours été de simplifier la vie de nos clients en proposant un guichet unique pour qu’ils puissent trouver au sein du groupe le champ des possibles dans la transformation du métal", précise Damien Vuillod, le président d’Hexalean.

Offre globale et métiers complémentaires

Plutôt que de multiplier les prestataires, Hexalean a fait le choix dès l’origine de réunir le maximum de compétences en interne. L’acquisition du groupe Phea s’inscrit pleinement dans cette logique de consolidation d’une offre industrielle globale, capable de couvrir une multitude de métiers clés de la transformation des métaux. "De la conception à la livraison, en passant par la découpe, la tôlerie et la mécano-soudure, la chaudronnerie, le traitement de surface, le tube, le formage, l’assemblage et l’intégration, le groupe réunit désormais l’ensemble de la chaîne de valeur sans multiplier les interlocuteurs pour ses clients", développe un communiqué.

"Phea qui intervient beaucoup dans la défense, le nucléaire, le ferroviaire, le médical ou encore les machines spéciales. Autant de marchés que l’on souhaitait cibler avec Hexalean"

Avec l’acquisition de Phea, Hexalean a effectivement complété ses savoir-faire. "Fayolle nous apporte son expertise en laser 2D, découpe laser 5 axes et soudure laser robotisée 5 axes avec ou sans métal d’apport. Berlier vient renforcer nos compétences en chaudronnerie techniques et en projets complexes, souvent taillés sur mesure. Enfin, Dubois nous apporte son expertise reconnue sur le tube : laser tube, cintrage numérique, rétreint et "conification", détaille Damien Vuillod.

De nouveaux marchés porteurs et compensateurs

Des savoir-faire et métiers de pointe qui vont aussi permettre à Hexalean de s’ouvrir à de nouveaux marchés qui ont le vent en poupe. "Quand on fait une acquisition, on s’attache toujours à ce que la société reprise intervienne sur des marchés où on est peu ou pas présent. C’est le cas avec le groupe Phea qui intervient beaucoup dans la défense, le nucléaire, le ferroviaire, le médical ou encore les machines spéciales. Autant de marchés que l’on souhaitait cibler avec Hexalean", expose le président du groupe aindinois.

Cette ouverture sur des marchés porteurs va aussi permettre à Hexalean de compenser la baisse enregistrée ces dernières années sur ces marchés historiques que sont les machines agricoles (16 % du CA) et les machines et engins pour le BTP.

"Ce sont des marchés globalement en déclin depuis 2024 et des marchés dont on sait aussi qu’ils sont assez cycliques. L’acquisition de Phea doit nous permettre de compenser ces baisses, argumente Damien Vuillod. Et puis nos clients sont tellement agressés par la concurrence chinoise que l’on cherche de plus en plus à se positionner sur des marchés souverains, dont on sait qu’ils resteront produits en France et en Europe dans les 10 ans à venir."

Un accélérateur pour l’export

C’est dans cette optique qu’Hexalean a ouvert en février dernier un bureau commercial à Cologne en Allemagne. "Nos débuts en Allemagne sont prometteurs et nous avons de belles perspectives avec tous les plans d’investissement lancés sur la défense et l’énergie, estime le président d’Hexalean. L’acquisition de Phea va nous donner les moyens d’accélérer à l’export. Grâce à ces technologies de niches, nous allons pouvoir capter des marchés exigeants." Aujourd’hui, le groupe aindinois réalise 20 % de son chiffre d’affaires à l’export : en Suisse, son marché historique, et désormais en Allemagne. "L’objectif est d’atteindre les 30 % à horizon 2027", confie Damien Vuillod.

"Notre stratégie de guichet unique correspond à une vraie demande"

Misant sur une stratégie de cross-selling (vente additionnelle) entre les sociétés de son groupe, le dirigeant ambitionne, malgré une conjoncture tendue, d’atteindre un taux de croissance annuel de l’ordre de 10 % sur les prochaines années. "On vise 66 millions d’euros de chiffre d’affaires à fin 2027 et 80 millions à horizon 2029-2030 sachant que l’on prévoit de faire un break sur les opérations de croissance externe sur fin 2026 et 2027", précise l’industriel.

Le cross-selling a déjà fait ses preuves

Des ambitions somme toute réalistes. Avec l’acquisition de Phea, le groupe est passé de 600 à plus de 900 clients en portefeuille. Et le cross-selling a déjà fait ses preuves chez Hexalean. "Nous faisons déjà plus de 51 % de notre chiffre d’affaires avec des clients qui travaillent avec plus de 2 sociétés du groupe. Cela montre que le cross-selling fonctionne et surtout que c’est amené à se développer. Notre stratégie de guichet unique correspond à une vraie demande", insiste le dirigeant.

Confiant, Damien Vuillod sait que le positionnement de son groupe sur des marchés porteurs et de niches, "par opposition au mass-market", plaide en sa faveur. Parmi ces marchés, on trouve aussi celui des data centers. "La société jurassienne que l’on a rachetée l’année dernière est particulièrement bien équipée pour ces marchés. On l’a d’ailleurs reprise pour ça", avoue le président d’Hexalean.

Un investissement de 150 000 euros en cours chez Dubois

Pour s’adresser à ces fameux marchés de niches, l’industriel aindinois investit chaque année plus de 3 % de son chiffre d’affaires dans la modernisation et la performance de ces sites industriels.

Cette année, avant même que la reprise de Phea soit finalisée, le cédant et le repreneur ont conjointement pris la décision d’investir 150 000 euros dans la société Dubois. En cours de mise en œuvre, le plan prévoit l’achat de nouvelles machines dédiées au rétreint "pour continuer à développer nos singularités et nos savoir-faire spécifiques", conclut Damien Vuillod.

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