Les investissements continuent de pleuvoir sur le site Maître Coq de Saint-Germain-des-Fossés dans l’Allier. L’unité de production du numéro deux de la volaille en France va bénéficier d’une nouvelle enveloppe de 1,4 million d’euros. Cet effort financier fait partie du plan stratégique de 35 millions d’euros annoncé par l’entreprise pour l’exercice 2025-2026. Maître Coq (3 130 salariés, 834 M€ de CA en 2024), filiale du groupe agroalimentaire LDC, entend ainsi moderniser ses installations françaises, notamment en Vendée son berceau historique mais aussi en Auvergne.
2 millions d’euros investis dans la "transitique"
D’une surface de 12 000 m², le site de Saint-Germain-des-Fossés va faire l’objet d’un renouvellement de matériels et d’équipements, comme des aides à la manutention afin d’améliorer la santé et la sécurité des 330 salariés du site. Une partie de l’enveloppe permettra également de finaliser le gros projet de refonte de la "transitique", c’est-à-dire de l’ensemble des convoyeurs qui permettent le tri et la préparation des commandes avant expédition. Un projet dont l’investissement final s’élèvera à 2 millions d’euros.
"Les travaux se sont déroulés sur un temps long, en plusieurs phases afin de ne pas perturber l’activité du site. Nous avons entièrement changé le système qui datait de 20 ans", souligne Jérôme Morandat, directeur du site de Saint-Germain-des-Fossés depuis 2022.
En 2023-2024, 4 millions d’euros avaient déjà été investis pour remplacer des machines de conditionnement et de découpe. "L’objectif est de gagner en efficacité et en fiabilité. C’est indispensable pour garder un coup d’avance et anticiper les besoins. Ces nouveaux matériels nous permettent de nous adapter aux nouvelles exigences et de gagner en capacité", explique le dirigeant.
300 000 volailles par semaine
En Auvergne, Maitre Coq abat 300 000 volailles par semaine. Avec une spécialité : les poulets bio et label rouge, des volailles fermières élevées en plein air. "Le marché a décliné ces dernières années, de l’ordre de 30 % au niveau national pour la volaille bio, mais il est de nouveau en croissance en 2025. Il faut donc poursuivre les investissements pour continuer à être compétitif. Ceux qui vendent sont ceux qui sortent des poulets au bon prix", analyse Jérôme Morandat.
Le site, parmi les plus performants en France, produit aussi des volailles de qualité standard. Un marché celui-là en hausse de 5 à 6 %, qui permet d’amortir les charges fixes de l’usine. Le process d’abattage a lui aussi été revu il y a trois ans. Là encore pour un montant de 4 millions d’euros.
"Avant, les volailles étaient étourdies dans un bain d’eau électrifié. Désormais, elles sont anesthésiées par gaz. Cela permet d’améliorer la bientraitance des animaux et puis, cela facilite le travail de nos équipes", se félicite le dirigeant. Avant de préciser que d’autres investissements sont déjà dans les tuyaux pour la partie abattage. Cela passera très certainement par la construction de nouveaux bâtiments. Le site auvergnat de maître Coq travaille aujourd’hui à 70 % pour des marques distributeurs et notamment Carrefour, son partenaire depuis 10 ans.