Le lyonnais ACI Groupe mise sur la défense pour développer l’activité du haut-marnais Aciéries Hachette et Driout
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Le lyonnais ACI Groupe mise sur la défense pour développer l’activité du haut-marnais Aciéries Hachette et Driout

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Après le rachat du haut-marnais Aciéries Hachette et Driout, le spécialiste de la sous-traitance industrielle lyonnais s’apprête à diversifier l’activité de l’entreprise sur le marché de la Défense. Et espère ainsi l’engager sur une pente ascendante, en recrutant 125 personnes et en augmentant son chiffre d’affaires de 15 millions d’euros d’ici cinq ans.

Les Fonderies Hachette et Driout regroupent 280 salariés — Photo : Fonderies Hachette et Driout

Opérant principalement sur les marchés du mining et du nucléaire, le haut-marnais Aciéries Hachette et Driout (280 salariés ; 35 M€ de CA) a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Dijon. "L’entreprise a engagé énormément d’investissements, puis elle a souffert du Covid et n’a pas pu rembourser ses dettes", résume Philippe Rivière, PDG d’ACI Groupe (200 M€ de CA en 2024 ; 1 500 salariés). Le groupe lyonnais, spécialiste de la sous-traitance industrielle dans les secteurs de l’aéronautique, la Défense, le nucléaire et l’énergie, a racheté les Aciéries Hachette et Driout. L’opération a été saluée par le ministre de l’Industrie et de l’Énergie Marc Ferracci, qui a rendu visite à l’entreprise, début mars 2025, à Saint-Dizier, en Haute-Marne.

Ce rachat intervient dans le cadre d’une levée de fonds de 80 millions d’euros, qui doit permettre à ACI Groupe d’accélérer la formation d’un écosystème de sous-traitants industriels dans l’Hexagone.

En janvier 2024, le Lyonnais a justement annoncé le rachat des Fonderies de Sougland (CA : 6 M€), dans l’Aisne. Combinés au rachat des Aciéries Hachette et Driout, "ces investissements stratégiques viennent compléter le pôle "chaud" et renforcer la capacité du groupe à intégrer l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle", explique dans un communiqué ACI Groupe.

L’entreprise Aciéries Hachette et Driout est devenue Fonderies Hachette et Driout après son rachat par ACI Groupe — Photo : Fonderies Hachette et Driout

Repositionner Hachette et Driout sur la défense

Trois repreneurs s’étaient manifestés pour le rachat des Aciéries Hachette et Driout. Parmi eux, ACI Groupe était la seule entreprise française à s’être positionnée. "Il s’agit de la dernière aciérie capable de produire des pièces supérieures à 6 tonnes dans ces aciers spéciaux. Par ailleurs, l’entreprise se situe dans les mêmes zones géographiques que d’autres sociétés de notre pôle "chaud". Enfin, c’est une entreprise qui a bénéficié d’énormément d’investissements sur son outil industriel", décrit Philippe Rivière. Dans un communiqué, ACI Groupe annonce justement vouloir "structurer des écosystèmes industriels régionaux en accord avec les pouvoirs publics locaux et favoriser la cohésion entre les acteurs industriels et institutionnels".

Même si le Haut-Marnais n’abandonne pas ses marchés traditionnels, "nous allons développer la partie défense", vise le PDG d’ACI Groupe. Jusqu’ici, l’entreprise n’opérait pas sur ce secteur. "Il s’agit d’un des marchés prioritaires d’ACI Groupe dans sa globalité. C’est pour cela que nous avons choisi de diversifier l’entreprise sur ce secteur que nous connaissons très bien", justifie Philippe Rivière.

D’ici 2030, les Fonderies Hachette et Driout devraient réaliser 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour 400 salariés — Photo : Fonderies Hachette et Driout

Vers les 50 millions d’euros de chiffre d’affaires

Depuis le rachat, les Aciéries Hachette et Driout ont été renommées Fonderies Hachette et Driout. "Nous souhaitions conserver le nom "Hachette et Driout", qui est connu", poursuit le dirigeant. La direction de l’entreprise haut-marnaise n’a pas été modifiée. "Nous la complétons avec des experts techniques, notamment positionnés sur la défense", annonce Philippe Rivière.

L’entreprise espère atteindre les 50 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2030. En parallèle, les Fonderies Hachette et Driout devraient recruter 125 personnes d’ici cette date, pour atteindre les 400 salariés. À ce stade, aucun investissement sur l’outil industriel n’est annoncé par l’entreprise.

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