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ACI Groupe lève 80 millions d’euros et déploie le plan "Industrie 2030"
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ACI Groupe lève 80 millions d’euros et déploie le plan "Industrie 2030"

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En faisant entrer le fonds américain Fortuna à son capital, l’industriel lyonnais ACI Groupe se dote des moyens d’accélérer la formation d’un écosystème de sous-traitants industriels dans l’Hexagone. Et de suivre ses clients grands comptes à l’international. Avec l’objectif de viser le cap des 500 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Philippe Rivière, président et fondateur d’ACI Groupe — Photo : DR

Le lyonnais ACI Groupe (200 M€ de CA en 2024 ; 1 500 salariés), spécialiste de la sous-traitance industrielle dans les secteurs de l’aéronautique, la Défense, le nucléaire et l’énergie, lève 80 millions d’euros. Cette opération financière marque l’entrée du fonds d’investissement américain Fortuna dans le capital du groupe à hauteur de 49 %, tandis que Philippe Rivière, président du groupe, conserve la majorité avec 51 %. Un énorme coup d’accélérateur qui lui permet de se projeter vers l’horizon des 500 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Actionnaire américain, souveraineté française

Une Golden Share (ou action spécifique) a été mise en place, garantissant la protection des actifs du groupe dans l’objectif de conserver la souveraineté industrielle nationale. En clair, "elle garantit qu’aucune acquisition ou cession non souhaitée des actifs stratégiques ait lieu. ACI Groupe reste majoritairement français", indique un communiqué du groupe.

Avec ces 80 millions d’euros de capitaux frais, le groupe lyonnais amorce une transformation stratégique, articulée autour de deux axes : l’internationalisation de ses activités pour accompagner ses clients et la création de sa filiale FIT (pour Forces Industrielles des Territoires), pensée pour structurer les fournisseurs de rang 2 et 3 et créer des synergies entre eux.

Renforcer le maillage industriel territorial français.

Ces petites structures, celles-là mêmes qu’il rachète pour constituer le groupe ACI dès sa création en 2019, sont essentielles à l’agilité et à la performance des entreprises de taille intermédiaire (ETI) mais sont souvent confrontées à des difficultés financières et technologiques.

" Pour préserver le savoir-faire de nos régions, nous comptons racheter des PME industrielles d’un même espace pour les faire travailler ensemble, notamment autour de Brive (Corrèze), Cahors (Lot) et d’autres villes moyennes, comme Auxerre (Yonne). Grâce à ACI, de petites usines peuvent répondre à de grands appels d’offres ", explique Philippe Rivière, président et fondateur d’ACI Groupe, qui a déjà bâti un petit empire de 35 sites industriels dans l’Hexagone.

Après l’acquisition des Fonderies de Sougland (6 M€ de CA ; 50 salariés) dans l’Aisne en janvier, ACI Groupe a officialisé le 27 février dernier le rachat des Aciéries Hachette et Driout (35 M€ de CA ; 280 salariés) en Haute-Marne.

Accompagner les grands comptes à l’international

"Aujourd’hui, ACI Groupe assure une couverture nationale pour ses clients comme Thalès, Safran, Dassault, Air Liquide, et Framatome, principalement issus du CAC 40 et de dimension mondiale, précise Philippe Rivière. Nous devons aussi pouvoir les suivre sur le déploiement international et garantir une supply chain robuste ". ACI possède déjà cinq sites de production à l’étranger, dont deux en Malaisie et va encore renforcer sa présence à l’étranger, au travers de ses filiales ACI Europe, ACI Pacifique et ACI India.

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