Nouveau sursis pour le lyonnais ACI Group. Après près de quatre heures d’audience à huis clos devant le tribunal des activités économiques de Lyon, le géant de la sous-traitance industrielle (200 M€ de CA en 2024), qui emploie encore plus de 1 300 salariés en France, a obtenu un nouveau sursis d’une semaine. Sursis qui intervient après les deux semaines supplémentaires déjà accordées lors de l’audience du 25 novembre pour "trouver les fonds suffisants" afin d’éviter la liquidation à la holding du groupe, placée en redressement judiciaire fin septembre.
Une nouvelle proposition de refinancement sur la table
Visé par une enquête pénale pour soupçons de malversation et d’abus de bien sociaux, le controversé fondateur et dirigeant d’ACI Group, Philippe Rivière, a désormais jusqu’au 16 décembre pour trouver une solution de refinancement. Et sauver encore ce qui peut l’être.
Selon le média en ligne L’informé, Way international Invest, un family office basé au Luxembourg, aurait proposé à Philippe Rivière d’acquérir 49 % de Capart, sa holding qui détient 53 % d’ACI Group. Une proposition à ce jour refusée par le dirigeant lyonnais.
Mais juste avant l’ouverture de l'audience, les avocats de Philippe Rivière, Gauthier Doré et Jean-Marie Chanon ont déposé une nouvelle proposition de refinancement. Cette dernière a été prise "suffisamment au sérieux" par le tribunal et le procureur pour obtenir "ce délai de respiration", ont indiqué les avocats.
De nouvelles sociétés liquidées
Si la holding d’ACI Group a pour l’heure évité la liquidation judiciaire, ce n’est pas le cas de certaines sociétés du groupe. Selon la CGT, trois filiales basées en Haute-Savoie (Lacroix Poncet, Experdeco, et MPM) ont été placées en liquidation judiciaire à l’issue de l’audience qui s'est tenue le 9 décembre. Dans la Loire, Tôle & Design subit le même sort tandis que MCA, MDV et Somer restent en redressement judiciaire avec une nouvelle période d’observation de six mois.