ACI group : la dernière chance balayée, le groupe promis à la vente à la découpe
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ACI group : la dernière chance balayée, le groupe promis à la vente à la découpe

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Le tribunal des affaires économiques de Lyon a rejeté, le 4 février 2026, le plan de continuation du sous-traitant industriel rhônalpin ACI. Faute d’investisseur, la juridiction a acté la cession en série des filiales du groupe et prononcé une liquidation. Un démantèlement qui signe la fin d’un pseudo-empire industriel bâti par acquisitions successives, sans véritable intégration.

Philippe Rivière, président et fondateur d’ACI Groupe. Son plan de continuation de la dernière chance n’a pas fonctionné — Photo : DR

Le tribunal des affaires économiques de Lyon a rendu son délibéré le 4 février 2026 concernant le groupe ACI, sous-traitant industriel rhônalpin mis en redressement judiciaire en octobre 2025. La juridiction a rejeté le plan de continuation porté par son très controversé dirigeant Philippe Rivière, qui espérait le soutien du fonds britannique Atlas Capital Markets, avec l’objectif de poursuivre son activité en conservant une vingtaine de sociétés dans sa holding.

La dernière carte de Philippe Rivière

L’investisseur aurait promis un apport de 10 millions d’euros, ce qui permettait à Philippe Rivière d’annoncer la négociation d’un effacement de 70 % environ de la dette bancaire de 30 millions d’euros (sur plus de 50 millions de dettes au total) et un remboursement du solde étalé sur dix ans.

Mais ce plan de la dernière chance n’a pas fonctionné puisque le fonds britannique s’est retiré en apprenant les décisions prises mercredi au tribunal de commerce de Lyon. " Les juges ont rejeté la demande d’examen d’un plan global et acté la vente de plusieurs filiales, ce qui rend la transaction impossible du point de vue investisseur ", a expliqué le responsable du fonds, Mustapha Raddi, à notre confrère Les Échos.

Quelques repreneurs pour les pépites

Dans la matinée, sept sociétés ont été cédées dont le groupe francilien Lorentz (60 salariés en Seine-et-Marne et dans l’Oise), sous-traitant de Safran, confié à la PME Mirabeau Industry. Dans la foulée, la francilienne LBY Meca, (33 salariés à Aulnay-sous-Bois) et désigné par le leader mondial des missiles et systèmes de missiles MBDA, meilleur fournisseur 2025, a été cédée à la PME lyonnaise Atos Fluides (Dardilly). Enfin, l’entreprise francilienne Rabourdin basée à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne), rejoint Frégate Aéro, son client historique de visserie.

Par ailleurs, le tribunal a prononcé la liquidation judiciaire du décolleteur et usineur de précision MPR (40 salariés ; 4,50 M€ de CA), implanté à Scionzier (Haute-Savoie).

L’examen d’offres de cession à la découpe d’une douzaine d’autres filiales opérant dans les secteurs de l’aéronautique, de l’énergie et de la défense, a, lui, été renvoyé au 24 février et au 10 mars 2026 par le Tribunal des affaires économiques.

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