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Chute d’ACI Groupe : les Fonderies Hachette et Driout reçoivent trois offres de reprise
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Chute d’ACI Groupe : les Fonderies Hachette et Driout reçoivent trois offres de reprise

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En Haute-Marne, les Fonderies Hachette et Driout ont reçu trois offres de reprise, quelques mois après leur placement en redressement judiciaire, suite aux difficultés de son actionnaire, le rhônalpin ACI Groupe (1 600 salariés). Après examen de ces offres, le tribunal des affaires économiques de Lyon a accordé un délai supplémentaire à l’entreprise, jusqu’au 24 février 2026.

Les Fonderies Hachette et Driout regroupent 235 salariés — Photo : Fonderies Hachette et Driout

Entraînée par la chute de son actionnaire, le sous-traitant rhônalpin ACI Groupe (1 600 salariés ; 200 M€ de CA en 2024), Hachette et Driout a été placée en redressement judiciaire le 9 décembre 2025. Quelques mois après sa reprise par ACI, l’entreprise basée en Haute-Marne connaissait en effet de fortes difficultés financières. Positionnées sur les marchés de l’exploitation minière et du nucléaire, les Fonderies Hachette et Driout (235 salariés ; CA : 35 M€) ont basculé en activité partielle.

Au 30 janvier 2026, trois offres de reprise ont été déposées. À ce stade, l’identité des repreneurs n’est pas communiquée par les représentants d’Hachette et Driout. "Il y a deux Français et un Anglais. L’un de ces repreneurs potentiels apporterait avec lui, en plus, le soutien financier d’un partenaire industriel", commente William Olivo, secrétaire du CSE d’Hachette et Driout, membre du syndicat FO et secrétaire de l’Union des Syndicats de la Métallurgie de la Haute-Marne.

Un délai pour améliorer les offres

Le 4 février, après examen des offres, le tribunal des affaires économiques de Lyon a décidé d’attribuer un délai supplémentaire à l’entreprise. Les repreneurs ont désormais jusqu’au 19 février pour améliorer leurs offres avant une nouvelle décision du tribunal. Un délai qui laisse également la porte ouverte à d’autres repreneurs éventuels.

Des coupes sur les emplois

"Les offres proposées étaient très légères. Mais nous sommes conscients que peu importe l’offre, il y aura des licenciements", ajoute William Olivo. Le tribunal des affaires économiques de Lyon tranchera le 24 février 2026. D’ici là, les potentiels repreneurs vont visiter Hachette et Driout, ou ont prévu des visioconférences avec la direction de l’entreprise. "L’une des offres déposées a particulièrement retenu l’attention du CSE, qui juge qu’elle pourrait être la bonne option. Le CSE donnera un avis favorable à cette proposition", avance le représentant du personnel.

D’ici une nouvelle décision du tribunal, Hachette et Driout continuera de fonctionner en activité partielle. "Notre trésorerie est sur un rasoir : nous ne sommes pas sûrs de pouvoir payer la prochaine paie, il y a 800 000 euros de masse salariale à régler", mesure William Olivo.

Pour rappel, le tribunal des affaires économiques de Lyon a rejeté, le 4 février 2026, le plan de continuation du sous-traitant industriel rhônalpin ACI. Faute d’investisseur, la juridiction a acté la cession en série des filiales du groupe et prononcé la liquidation de certaines d’entre elles.

Haute-Marne # Industrie # Métallurgie # Procédure collective # Reprise # Suppressions d'emplois # PME