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Le groupe Bel va augmenter sa collecte pour alimenter ses fromageries en Mayenne et en Sarthe
Mayenne # Agroalimentaire # Transition écologique

Le groupe Bel va augmenter sa collecte pour alimenter ses fromageries en Mayenne et en Sarthe

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Afin de répondre à une demande en hausse, l’industriel fromager va augmenter ses volumes de collecte. Les producteurs y sont en partie incités par une hausse du prix du lait qui sera payé en 2025.

La production de Mini-Babybel a déjà amené l’usine dédiée au petit fromage à Évron, en Mayenne, à embaucher sur une centaine de personnes en 2024. La demande pour ce produit fait partie des raisons pour lesquelles le groupe Bel va désormais augmenter sa collecte de lait — Photo : Bel

Dans le cadre d’un nouvel accord sur le prix du lait conclu avec l’APBO, l’organisation des producteurs Bel de l’Ouest, l’industriel va augmenter sa collecte de lait de 10 millions de litres par rapport à 2024. Les volumes de lait livrés s’élèveront à 431 millions de litres. Cette augmentation va servir les sites du groupe de Sablé-sur-Sarthe et de Pacy-sur-Eure, en fonction des besoins, et en premier lieu la fromagerie d’Évron, en Mayenne, site de référence pour la production du Mini-Babybel.

L’industriel est arrivé à saturation de son outil de production mayennais depuis septembre. L’usine produit 5 millions de Mini-Babybel par jour. Les demandes pour ce petit fromage rond à coque rouge sont en hausse, en France et à l’étranger, en particulier aux États-Unis. Dans le Dakota du Sud, l’usine de Mini-Babybel tourne également à pleine capacité.

Hausse de 6 % du prix du lait

Il s’agit du huitième accord signé entre l’APBO et Bel depuis 2017. Il implique un prix de base moyen payé à 479 euros les 1 000 litres de lait en 2025 (+ 6 % environ). Cela représente notamment une hausse de 21,7 % de la valorisation de la main-d’œuvre par rapport au prix payé en 2024. Le prix moyen devrait ainsi se situer autour de 485 euros, primes incluses.

Le cahier des charges comprend déjà une alimentation avec 0,9 % maximum d’OGM et un recours au pâturage pour les vaches. Huit nouveaux critères optionnels ont par ailleurs été ajoutés qui, à partir du 1er juin 2025, pourront apporter en cumul une prime supplémentaire optionnelle de 12 euros les 1 000 litres. Celle-ci implique la couverture des sols, la lutte contre la déforestation avec une alimentation locale, l’autonomie protéique des élevages, le maintien et la plantation de haies bocagères ou encore le recours à des aliments réduisant les émissions de méthane. L’objectif est "d’encourager et d’accélérer encore davantage la réduction des émissions de carbone dans les 670 exploitations adhérentes" de l’APBO, indique le groupe Bel. Les élevages sont situés dans six départements, en majorité en Mayenne et Sarthe. Ces pratiques sont en lien avec la stratégie RSE mise en avant par le groupe Bel.

Mayenne # Agroalimentaire # Elevage # Transition écologique # Engagement sociétal