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Les investissements qui marqueront 2026 en Pays de la Loire
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Les investissements qui marqueront 2026 en Pays de la Loire

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Porte-avions nouvelle génération, remplaçant du Charles-de-Gaulle. Illustration — Photo : Naval Groupe

Une enveloppe de 200 millions d’euros sur dix ans pour Naval Group à Nantes

C’est une transformation industrielle de grande ampleur que mène Naval Group sur son site nantais. Le pôle énergie-propulsion du groupe a engagé un plan d’investissement de 200 millions d’euros sur dix ans, dont la moitié a déjà été réalisée. Les investissements s’accompagnent de 150 recrutements par an depuis trois ans. Un rythme d’embauches qui doit se poursuivre en 2026. Le site, qui emploie 1 600 salariés actuellement, accueille, en outre, chaque année 150 stagiaires et alternants. Cette enveloppe XXL vise à augmenter les capacités industrielles du site nantais, pour honorer la commande par la Marine Nationale du futur porte-avions français et de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins.

La seconde vie de la Tour Bretagne, à Nantes, pour un montant de 135 millions d’euros

Fermée depuis quatre ans, la Tour Bretagne, emblème de la Ville de Nantes, va trouver une seconde vie. À la manœuvre, le groupe immobilier rennais Giboire qui, moyennant un investissement de 135 millions d’euros, va réhabiliter cette friche urbaine de 20 000 m². La tour accueillera notamment un hôtel 4 étoiles d’une centaine de chambres, surplombé par un restaurant doté de terrasses végétalisées accessibles au grand public. Le socle de la Tour Bretagne hébergera, pour sa part, des commerces, 1 500 m² de locaux d’activités, bureaux et coworking ainsi que, à la demande de la métropole et de la ville de Nantes, près de 1 000 m² dédiés à des occupations d’utilité sociale, à commencer par les Ecossolies et l’Agence culturelle bretonne. Enfin, le sommet abritera en rooftop un lieu de convivialité et de culture. La première phase de travaux démarrera en 2025-2026 pour curer et désamianter en totalité le bâtiment existant. Les travaux de réhabilitation et d’extension suivront avec un objectif de livraison en 2029.

Tour Bretagne de Nantes — Photo : DR

Le vendéen Atlantic investit 140 millions d’euros dans une nouvelle usine

Le Groupe Atlantic (CA 3 milliards d’euros en 2023, 12 000 salariés), leader européen du confort thermique, investit 140 millions d’euros dans une nouvelle usine en Bourgogne-Franche-Comté. Prévue pour 2026, elle produira 150 000 pompes à chaleur par an et créera 300 emplois. Ce site prendra place sur 39 000 m², comprenant 18 000 m² d'ateliers de production, équipés de machines de pointe, et 19 000 m² d'espaces de stockage. Ce projet évolutif prévoit une extension à 65 000 m² à terme, afin de répondre aux besoins croissants du marché. En parallèle, le groupe vendéen a aussi inauguré une plateforme logistique à Fontaine (Franche-Comté). Elle centralise les activités de deux sites : celui de Fontaine et de Saint-Louis (Alsace) qui fabriquent des chauffe-eau. Ce dernier site, qui emploie près de 330 personnes, a également bénéficié d’un investissement de 3 millions d’euros pour la création d’un îlot de fabrication de corps de chauffe.

Usine du Groupe Atlantic à la Roche-sur-Yon — Photo : David Pouilloux

Le mayennais Séché Environnement projette d’investir 300 millions d’euros pour la gestion des déchets à Nantes

Via sa filiale Alcea, le groupe mayennais Séché Environnement (1,013 Md€ de CA en 2023, 6 100 salariés) a remporté un nouveau contrat à Nantes pour les vingt prochaines années. Au niveau de la Prairie de Mauves à Nantes, la construction d’un nouveau centre de tri et de valorisation des déchets (CTVD) permettra d’augmenter les capacités de 140 000 tonnes de déchets actuellement à 270 000 tonnes d’ici 2031. La performance de l’unité de valorisation énergétique du site sera par ailleurs doublée. Cette modernisation sera permise grâce à un programme de 300 millions d’euros d’investissement. D’ores et déjà, un consortium de quatre banques vient de syndiquer un financement de 160 millions d’euros pour financer cette transformation. Ce montage d’un pool bancaire permet de partager les risques et de mobiliser une diversité de compétences bancaires au service de l’emprunteur Séché Environnement.

Le futur centre de traitement et de valorisation des déchets de Nantes sera entre les mains d’Alcea, filiale de Séché Environnement, de 2025 à 2045. Une refonte du site est prévue pour doubler ses capacités de gestion de déchets et de production d’énergie — Photo : AIA Life Designers - Séché

850 millions d’euros sur six ans pour les lycées des Pays de la Loire

La Région des Pays de la Loire lance un plan d’investissement de 850 millions d’euros sur six ans pour moderniser, rénover et construire les lycées publics du territoire. Une aubaine pour les élèves, mais aussi pour le secteur du bâtiment. Ce plan concernera plus de 60 opérations, dans les cinq départements ligériens. Avec ces rénovations, la Région entend réduire de 15 % la consommation énergétique des lycées d’ici à 2030. De plus, une partie de l’enveloppe sera dédiée à l’accessibilité pour les élèves en situation de handicap. La collectivité mise également sur la modernisation des plateaux techniques, et de gros travaux de rénovation comme les toitures, et les systèmes de sécurité.

Image de synthèse du lycée Bougainville où des travaux de rénovation sont en cours pour plus de 16 millions d’euros — Photo : DR

275 millions d’euros pour le nouveau campus santé, Franceline Ribard, à Nantes

Femme pionnière de la médecine, elle est considérée comme la première étudiante nantaise en médecine dans les années 1870, et première ophtalmologue française. Franceline-Ribard, c’est le nom du futur campus santé, situé à deux pas du nouveau CHU sur l’Île de Nantes. Si l’ouverture attendue de l’hôpital est prévue en 2027, ce futur campus devrait voir le jour pour sa part en 3031. Il bénéficiera d’un budget de 275 millions d’euros, réparti entre l’État, la région des Pays de la Loire (à hauteur de 72,50 M€ chacun), et Nantes Métropole (116 M€). Ce campus ambitionne une approche multidisciplinaire, facilitant les interactions entre les différentes professions médicales, paramédicales et sociales. Chirurgien, infirmier de bloc, podologue, anesthésiste, médecin… Tout y sera. "On expose souvent les bénéfices qu’il peut y avoir à rapprocher le secteur de la recherche, les soins, et la formation. Ici, cette perspective a été vue en grand. On peut qualifier ce lieu de manifeste envers la science", expose Katia Beguin, rectrice de l’académie de Nantes.

Le futur Campus Franceline Ribard devrait accueillir ses premiers étudiants en 3031 — Photo : AIA Life Designers

Terrena engage 180 millions d’euros pour moderniser son réseau de silos

La coopérative agricole (13 000 salariés, 5,6 milliards d’euros de CA) a lancé un vaste plan d’investissement de 180 millions d’euros d’ici 2030 sur l’ensemble du Grand Ouest. Objectif : moderniser les outils de collecte pour répondre aux besoins de ses 18 000 exploitations agricoles adhérentes, en leur offrant des équipements plus performants, mieux répartis sur les territoires, et plus proches de leurs exploitations. À terme, Terrena prévoit la création de 400 000 tonnes de capacités de stockage supplémentaires à travers une quinzaine de projets. Première concrétisation : l’extension de son silo de stockage de céréales à Aron, en Mayenne. Ce chantier, lancé en septembre 2024 et achevé en juin 2025, a permis d’augmenter la capacité du site à 57 000 m³, soit 15 000 tonnes supplémentaires.

Le chantier de nouveau silo à Aron, en Mayenne, a été lancé le 4 octobre 2024. Il est le premier site à profiter d’un plan d’investissement de 180 millions d’euros sur six ans chez Terrena — Photo : Terrena

Le groupe Bel investit 60 millions d’euros dans son usine de Sablé-sur-Sarthe

Le groupe francilien a choisi d’installer une seconde ligne de production dédiée aux Mini-Babybel dans son usine sarthoise pour un investissement de 60 millions d’euros. La demande dans ces petites pâtes pressées enrobées de cire rouge, répondant aux modes alimentaires du snacking, n’en finit pas de progresser. "Sablé est le seul site qui avait la capacité d’installer une nouvelle ligne de production, en moins d’un an, ce qui remarquable, explique le groupe fromager. Cette usine dispose de l’espace intérieur suffisant et du savoir-faire avec une ligne déjà en place." La ligne devrait être opérationnelle à la fin 2026. L’usine de Sablé-sur-Sarthe emploie plus de 600 salariés, intérimaires compris. Plus de 40 000 tonnes de fromages en sortent à l’année.

La production de Mini-Babybel amène l’usine dédiée au petit fromage à Évron à créer une nouvelle équipe de week-end. Une centaine de postes sont ouverts — Photo : Bel

La Mayenne consacre 70 millions d’euros pour produire de l’électricité à partir des déchets

En Mayenne, l’unité de valorisation énergétique (UVE) de Pontmain va être modernisée. Jusqu’à présent, le site brûle des déchets pour chauffer de l’eau dont la vapeur est revendue à un industriel voisin. Demain, de la production d’électricité y sera ajoutée. Les travaux ont débuté en 2025 pour s’achever avec le démarrage de la production électrique en décembre 2029. Le coût total du projet s’élève à 70 millions d’euros. L’investissement va être porté en totalité par le Conseil départemental. La collectivité va avoir recours à l’emprunt. Il sera remboursé d’une part, par la taxe sur les tonnages de déchets apportés par les communautés de communes, d’autre part, grâce aux recettes issues de la valorisation en énergie ou en matière nouvelle.

Illustration d’une vue aérienne de l’unité de valorisation des déchets de Pontmain après travaux, à partir de la fin 2029 — Photo : AIA

La CCI Le Mans Sarthe va consacrer 50 millions d’euros à son nouveau campus

C’est l’un des projets phares de la CCI Le Mans Sarthe, et sans aucun doute l’investissement le plus important depuis l’installation de la Chambre de commerce et d’industrie au Mans, en 1856. La CCI mène un projet ambitieux pour rénover et restructurer son campus. Le coût de l’opération s’élève pour l’heure à 33 millions d’euros. Dix à quinze millions supplémentaires devraient y être ajoutés d’ici 2030. La livraison du chantier immobilier et la première rentrée sont prévues pour septembre 2026. Le campus de la CCI accueille actuellement 2 300 élèves et apprentis. Avec ce nouveau campus, l’objectif est de monter à 2 700 étudiants dès la rentrée 2027, et à 3 000 à terme. Le pôle accueillera des formations en hôtellerie-restauration, des cursus en enseignement supérieur, ou encore des formations en mécanique. Au total, une soixantaine de programmes de formation seront dispensés.

L’un des deux futurs bâtiments d’enseignement de plus de 4000 m2, ici avec la partie restauration, du futur Campus CCI au Mans : son coût s’élève à dix millions d’euros — Photo : Mûrisserie - CCI

Un contrat de 68 millions d’euros pour rénover les trains de la région

La société clermontoise ACC M et le pôle ligérien Neopolia viennent de remporter un appel d’offres de la région des Pays de la Loire concernant la remise en état de 17 trains régionaux. Ce contrat, d’un total de 68,5 millions d’euros, permettra de rénover des trains exploités sur l’axe Nantes — Saint-Gilles-Croix-de-Vie/Pornic. "C’est une véritable alternative à l’achat de matériel neuf, en optimisant la durée de vie des trains", note la région des Pays de la Loire dans un communiqué. Les travaux auront lieu de décembre 2026 à mars 2031. Chaque rame sera entièrement démontée sur le site de l’industriel clermontois ACC-M, afin notamment de procéder au traitement de la corrosion. Les sièges seront rénovés, des prises électriques seront ajoutées, et une amélioration de l’éclairage est prévue. De plus, le nombre de places vélo passera de 6 à 12 par rame. Un second appel d’offres sera lancé courant 2026 par la région pour la rénovation de 24 rames circulant sur les lignes Nantes-Clisson et Nantes-Châteaubriant.

TER Pays de la Loire — Photo : DR

Les Oeufs Geslin investissent 19 millions d’euros d’ici 2028

Entreprise familiale fondée en 1973 à Chauché (Vendée), Les Œufs Geslin allie l’élevage de poules pondeuses, transformation, conditionnement et transport. Aujourd’hui présidé par Benoît Geslin, fils du fondateur Denis Geslin, le groupe emploie 250 collaborateurs. L’ETI a réalisé un chiffre d’affaires de 128 millions d’euros en 2024, et occupe désormais plus de 10 % de part de marché sur les ovoproduits (jaune d’œuf, blanc d’œuf, œuf entier mélangé, etc.) en France. L’entreprise prévoit 19 millions d’euros d’investissement entre 2025 et 2028. Ces investissements ne visent pas une croissance à tout prix, mais surtout une résilience du modèle face aux aléas sanitaires et climatiques. En effet, l’entreprise a déjà dû faire face à un foyer infectieux de grippe aviaire, lui faisant perdre sa production durant 6 à 8 mois. L’entreprise veut aujourd’hui séparer géographiquement élevage et transformation industrielle pour éviter tout blocage. Des bâtiments historiques d’élevage sont désormais arrêtés, et transformés en centre de tri, atelier de maintenance, ou encore création d’un nouvel atelier de conditionnement.

Benoît Geslin, président du groupe Geslin, prévoit d’investir 19 millions d’euros d’ici 2028 — Photo : David Pouilloux

La minoterie Girardeau engage 25 millions d’euros pour augmenter sa production de farine

Implantée en Loire-Atlantique, la Minoterie Girardeau a engagé un investissement stratégique de 25 millions d’euros. Cette somme comprend l’installation d’un nouveau moulin, l’ajout de cylindres, plansichters (tamis), lignes de nettoyage, nouveaux silos de stockage pour le blé et la farine, ainsi qu’un entrepôt logistique de 4 000 m². L'objectif : faire passer la capacité de production de 450 à 750 tonnes de farine par jour. En parallèle, l’ETI familiale de 330 salariés, qui exporte désormais ses farines dans une dizaine de pays, vise le 100 % filières vertueuses (Culture Raisonnée Contrôlée, Label Rouge, bio, Agri-Éthique, agroécologie…) d’ici à 2030.

Eugénie Girardeau, directrice générale adjointe du groupe, dans la salle des plansichters, des armoires vibrantes équipées de tamis, pour retirer entre autres les petits cailloux du blé — Photo : David Pouilloux

Le vendéen Maître Coq investit 35 millions d’euros

Le numéro deux de la volaille en France (3 130 salariés, 834 M€ de CA en 2024) prévoit un plan d’investissement stratégique de 35 millions d’euros sur l’exercice 2025-2026. Ces investissements sont principalement destinés aux sites vendéens de la marque, un département où 13 des 17 unités de production sont implantées. Marque du groupe sarthois LDC, Maître Coq consacre également 4 millions d’euros, soit 12 % du budget d’investissements, à l’amélioration des conditions de travail des collaborateurs et, en particulier, de la sécurité. La formation constitue également un axe prioritaire. En 2024, 65 % des salariés ont bénéficié d’au moins une formation. L’entreprise a pour ambition de porter ce taux à 70 % d’ici 2028.

Roland Tonarelli est le nouveau directeur général de Maître Coq — Photo : Maître Coq

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