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La normande Cap Atlas lève 1,5 million d’euros pour accélérer la commercialisation de son application logicielle
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La normande Cap Atlas lève 1,5 million d’euros pour accélérer la commercialisation de son application logicielle

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Cap Atlas, PME normande spécialisée dans les relevés de données cartographiques collectées par drones, vient de boucler une levée de fonds de 1,1 million d’euros. Franck Bossé, le fondateur de la PME, souhaite les consacrer à l’accélération de la commercialisation de sa plateforme logicielle Tesseract.

Franck Bossé, le fondateur de la PME Cap Atlas, veut consacrer le 1,1 million d’euro résultant de la levée de fonds achevée début 2026 pour accélérer le développement commercial de sa plateforme logicielle Tesseract — Photo : DR

Basée à Ganzeville, près de Fécamp (Seine-Maritime), la PME Cap Atlas (11 salariés, 550 000 € de CA 2025), fondée en 2018 par Franck Bossé a réalisé une levée de fonds de 1,1 million d’euros afin d’accélérer le développement commercial de sa plateforme logicielle Tesseract, dédiée à l’exploitation de données topographiques.

Une nouvelle levée de fonds qui intervient après la précédente de 2023 qui avait collecté 400 000 euros auprès du CA’In (Crédit Agricole Innove en Normandie) et du Groupe Lhotellier. À ces partenaires historiques de Cap Atlas, se sont joints, dans ce dernier tour de table où Franck Bossé demeure actionnaire majoritaire, les nouveaux investisseurs Normandie Participations, Normandie Littoral et Normandie Business Angels (NBA).

Trois activités dans l’entreprise

Cap Atlas exerce trois activités connexes : des prestations de services de géomètre-topographe où les données sont relevées à l’aide de drones aériens ou bathymétriques (sur l’eau) à l’attention d’architectes, d’entreprises du BTP ou pour l’inspection de friches industrielles. L’entreprise est aussi un centre de formation de télé pilotage de drone professionnel. Enfin, depuis six ans, Cap Atlas développe une activité d'éditeur de logiciels et commercialise une application, Tesseract, qui permet à ses clients de consulter des données cartographiques en 2D, 3D et 4D (temporelle) très complexes sur Internet, moyennement un abonnement.

"Cette plateforme logicielle cartographique collaborative sert à diffuser nos données, mais peut aussi être vendue à des entreprises concurrentes de notre activité prestations de services, pour qu’elles y déposent leurs données", résume le dirigeant.

La PME Cap Atlas mène trois activités : le relevé de données de géomètre topographe, la formation professionnelle de télépilotage de drones et le développement d’une plateforme logicielle de données cartographiques — Photo : DR

Viser un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros d’ici 2030

"D’ici 2030, je vise un chiffre d’affaires d’environ 4 millions d’euros", annonce le chef d’entreprise, qui reste confiant dans la tenue de ses activités. "L’activité est un peu plus tendue en ce moment, car la topographie évolue sur un marché assez concurrentiel, concède-t-il. Il y a moins d’acteurs sur le secteur des logiciels de topographie et davantage de concurrents américains importants. Néanmoins, le marché ne demande qu’à se développer."

Plusieurs moteurs tirent l’activité. "Nous sommes portés par le marché du drone en constante évolution, celui des logiciels cartographiques qui connaissent une forte croissance et nous sommes soutenus par des politiques publiques qui promeuvent l’innovation pour rattraper une souveraineté numérique qui n’est pas encore établie en France".

Innover pour rester vivant

D’ailleurs, Franck Bossé avance volontiers que développer son application logicielle lui confère un avantage concurrentiel indéniable comparativement à des concurrents topographes. "L’évolution technologique est très importante dans le domaine des géomètres-experts. Le métier est en pleine mutation, parce qu’il y a de nombreux moyens d’acquisitions (les drones collectant les données NDLR), qui se démocratisent et se simplifient. Il est donc nécessaire de se renouveler en permanence. Grâce à son activité logicielle, Cap Atlas se positionne comme une société innovante, ce qui lui permet de rester "vivant".

Intensifier la commercialisation davantage que la R & D

"Les start-up utilisent souvent les levées de fonds pour développer leur R & D, estime le dirigeant. Mais notre application logicielle a déjà six ans de développement, on sait que c’est un outil solide". Aussi, Franck Bossé envisage d’utiliser cette levée de fonds pour structurer davantage son entreprise et accélérer la commercialisation de son application logicielle, vendue par abonnement.

Recruter et réorganiser l’entreprise

Pour soutenir cet essor commercial, le business plan de Franck Bossé prévoir de recruter neuf nouveaux collaborateurs pour atteindre 20 salariés d’ici 2029. "Ces recrutements feront évoluer la structure de l’entreprise, souligne Franck Bossé. Nous avons déjà recruté, début avril, une assistante administrative qui décharge l’actuel responsable commercial de ces tâches et nous recruterons un autre collaborateur commercial à la fin 2026. Je recrute aussi un responsable du pôle topographique, afin que je puisse me focaliser moi aussi sur la partie commerciale".

Externaliser le marketing digital

En outre, la PME va externaliser auprès de plusieurs entreprises en cours de sélection la refonte de son site web pour une stratégie SEO plus performante, le marketing digital et sa communication sur les réseaux sociaux, de même que la prospection commerciale.

Seine-Maritime # Edition de logiciels # BTP # Finance # Start-up # Levée de fonds # Réseaux d'accompagnement