À Val d'Isère, lieu de naissance de La Folie Douce en 1982, la marque de restaurants et clubbings n'a cessé de se réinventer. Mais le pari relevé avec La Petite Cuisine – Gare Centrale marque un nouveau cap. Fermée depuis la modification du tracé de la télécabine en 2018, l’ancienne gare d’arrivée de la Daille de 800 m² a retrouvé vie après deux années de travaux.
Le site est ouvert au public depuis fin novembre et a été inauguré le 12 décembre, en présence de plus de 200 personnes, dont des personnalités comme Olivier Ginon, DG de GL Events, Patrick Martin, maire de Val d'Isère ou encore Robert Meynard, maire de Béziers, présent en tant que proche de la famille Reversade, propriétaire du groupe.
"L’idée n’était pas d’artificialiser davantage la montagne, mais de réinvestir l’existant et d’en faire un lieu vivant", résume Artur Reversade, co-directeur du groupe comme son plus jeune frère César. Résultat : un ensemble de 5 500 m², perché à 2 400 mètres d’altitude, pensé comme un véritable "village d’exception" avec vue sur le Mont Blanc.
Un investissement de 14 millions d’euros
Entièrement financé en fonds propres, le projet représente un investissement d’environ 14 millions d’euros. "Nous surinvestissons volontairement à long terme", assume Artur Reversade. Le cœur du dispositif est le nouveau restaurant La Petite Cuisine – Gare Centrale, un self nouvelle génération conçu comme un "théâtre culinaire". Ici, les cuisines sont ouvertes, les plats préparés en direct et la scénographie omniprésente. Capable de servir jusqu’à 1 500 couverts, l’établissement s’inscrit à contre-courant de la montée en gamme systématique observée dans les grandes stations. "Nous voulons redonner ses lettres de noblesse au self, avec une offre de grande qualité mais accessible", souligne Luc Reversade, fondateur de La Folie Douce.
Des ateliers pour les enfants et pas que...
Mais les nouveautés de l'établissement ne se limite pas à la restauration. Le site accueille aussi La Folie Academy, une offre inédite d’ateliers immersifs pour les enfants de 6 à 14 ans. Chocolaterie, initiation au DJing ou atelier mode : chaque activité est encadrée par des animateurs et pensée comme une expérience pédagogique et ludique. "Les familles étrangères, très présentes à Val d'Isère, veulent partager leurs vacances avec leurs enfants, mais aussi leur offrir des activités où ils apprennent et créent", explique Luc Reversade. Autour de ces ateliers gravitent d’autres espaces comme les fameuses terrasses panoramiques festives ayant fait la renommée du groupe ou encore une boutique dont les rayons accueillent des vêtements de la marque La Folie Douce.
La Folie Douce travaille également étroitement avec l’école de ski française, afin de faire de ce site un point de convergence pour les skieurs… et les piétons, avec en ligne de mire l’émergence d’un futur "front de neige" à 2 400 mètres.
Emplois, retombées locales et ambitions internationales
À Val d'Isère, l’ouverture de ces nouveaux espaces porte les effectifs du site à 240 salariés, faisant de La Folie Douce le premier employeur privé local. À l’échelle du groupe et de ses 750 collaborateurs en saison, l’activité génère un chiffre d’affaires annuel de 64 millions d’euros en 2024, dont près de 20 millions d’euros pour les deux sites exploités en direct à Val d'Isère et aux Arcs. Les six autres établissements situés à Val Thorens, Méribel, L’Alpe d’Huez, Saint-Gervais/Megève, Avoriaz et Chamonix sont gérés sous forme de franchises.
Laboratoire historique du groupe, Val d'Isère sert aussi de vitrine pour l’avenir. "Tout ce que nous testons ici à vocation à être dupliqué ailleurs", rappelle Artur Reversade. Après la France, La Folie Douce prépare une première implantation aux États-Unis, à Big Sky (Montana), à l’horizon 2028.