Les Sablés d’Asnelles vont prendre une nouvelle dimension. Cette biscuiterie du Calvados va en effet se doter d’un nouveau site de production. Un investissement, sous forme de crédit-bail et de prêts bancaires, conséquent pour la PME qui va injecter l’équivalent de son chiffre d’affaires annuel (1,5 M€) dans son nouvel atelier. Celui-ci sera situé à Nonant, près de Bayeux, à une quinzaine de kilomètres de l’atelier actuel installé dans le centre d’Asnelles. La biscuiterie ne quittera pas la commune dont elle tire son nom, gardant sa boutique et son salon de thé.
La biscuiterie va tripler ses capacités de production
À Nonant, les travaux ont démarré en février. Déménagement prévu en décembre 2026. "Nous allons gagner 20 % de productivité car notre atelier actuel est installé dans un bâtiment datant du début du XIXe siècle", indique le directeur général Jean-François Otter. Le transfert va aussi permettre de tripler les capacités de production de la biscuiterie, qui concocte des sablés ainsi que des pâtisseries.
Au sein d’un bâtiment de 500 mètres carrés, le nouvel atelier (350 m²) est en effet largement plus grand que l’actuel (80 m²) et sera doté de nouveaux équipements (fours, doseuses…). Le terrain de 2 800 m² offre la perspective d’agrandissements futurs.
Cinq créations d’emplois prévues
L’arrivée dans les nouveaux locaux va s’accompagner de la création de cinq nouveaux emplois, qui s’ajouteront aux 15 salariés de la PME. En outre, le site de Nonant va permettre aux Sablés d’Asnelles d’intégrer sur leur site huit personnes de l’Esat des Compagnons de Bayeux, qui travaillent aujourd’hui à distance comme sous-traitant pour la biscuiterie. "Cela a du sens, humainement parlant, d’intégrer ces personnes dans nos locaux", explique Jean-François Otter.
Une croissance de start-up
À l’origine de cet investissement : la très forte croissance enregistrée par Les Sablés d’Asnelles. Lorsque Jean-François Otter et Armel Garnier (président de la PME) ont repris à parts égales la biscuiterie en 2017, l’entreprise réalisait 470 000 euros de chiffre d’affaires. Sur son exercice qui se termine en ce mois de mars, la PME devrait dépasser 1,5 million d’euros.
Comment le duo a-t-il réussi à donner à cette vieille institution normande créée en 1904 un dynamisme de start-up ? L’agrandissement de la boutique, passée en 2020 de 6 à 200 m², a été un premier élément de réponse. Aujourd’hui, 60 % du chiffre d’affaires émane de cette boutique située à proximité des plages du Débarquement. Les repreneurs affichent aussi une "très forte croissance" auprès d’une clientèle d’hôteliers (hôtels Barrière…) et de professionnels (Brittany Ferries). Ils ont aussi développé leur présence dans les rayons de la GMS en Normandie (qui contribue à 20 % du chiffre d’affaires).
Cette stratégie de conquête de nouveaux marchés n’est pas terminée. Le futur site de production "va nous permettre de créer de nouvelles recettes et de nous ouvrir à de nouveaux segments de marché", indique Jean-François Otter, sans pour autant dévoiler ses intentions.