Deux mois après l’annonce de la fermeture de son site de Strasbourg, générant le licenciement de 320 salariés, Dumarey Powerglide vient de confirmer la fermeture programmée fin 2026 de son usine d’Andrézieux-Bouthéon, spécialisée dans les boîtes de vitesses manuelles et automatiques pour les poids lourds et autocars.
Détenu par Guido Dumarey, l’équipementier automobile belge (2 500 salariés ; 750 M€ de CA) a présenté lors d’un comité social économique extraordinaire (CSE), qui s’est tenu ce vendredi 27 mars, le projet de plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) aux représentants des salariés. Un projet qui concernera les 260 salariés de l’usine ligérienne.
Un chiffre d’affaires en chute libre
Les raisons de cette fermeture ? Un chiffre d’affaires en chute libre depuis le rachat du site d’Andrézieux-Bouthéon en 2023 à l’allemand ZF. Passé de 103 millions d’euros en 2023 à 48 millions en 2024 (avec 9,5 millions d’euros de perte), l’usine qui employait encore 330 salariés en 2023 table sur un atterrissage à 28 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026. Un atterrissage aux allures de crash que le site doit à son positionnement monoclient.
Lors de la reprise de la vente de l’usine en 2023, ZF s’était engagé sur des commandes jusqu’en 2027. Mais l’équipementier allemand a connu, lui aussi, des difficultés et n’a pas tenu ses engagements. Dans le même temps, la direction de Dumarey Powerglide Bouthéon n’a pas été en mesure de trouver d’autres clients. "Plus de 200 devis et zéro signatures en deux ans et demi. Rien n’a été entrepris pour restructurer l’entreprise, ce groupe n’a aucune stratégie industrielle. Et aujourd’hui, on nous annonce la fermeture pure et simple", s’insurge Patrice Chavot, délégué syndical CFE-CGC de l’entreprise et président de la branche métallurgie de la CFE-CGC Loire.
Un PSE en deux temps
Une fermeture assortie d’un PSE en deux tranches "avec une première vague de 245 licenciements d’ici au 1er septembre et le solde des 260 salariés d’ici à la fin de l’année", précise Patrice Chavot.