La chambre commerciale du tribunal de Saverne (Bas-Rhin) a écarté, ce mardi 25 février, toutes les offres de reprise du fabricant de chariots de supermarchés Caddie, placé en liquidation judiciaire depuis l’été 2024 alors qu’il comptait encore 110 salariés, après avoir appartenu au groupe nordiste Cochez (450 salariés, 50 M€ de CA en 2023). L’une de ces offres, portée par un investisseur suisse, incluait la relance du site industriel de Dettwiller dans le Bas-Rhin avec l’embauche de 40 salariés.
Les actifs corporels répartis entre un groupe polonais et une tôlerie alsacienne
En revanche, le tribunal de Saverne a délibéré sur deux appels d’offres concernant le matériel et la propriété de la célèbre marque entrée dans le langage courant, mis en vente par le mandataire Nicolas Flesch, associé gérant du cabinet alsacien MJ Synergie. "630 000 euros pour le matériel, et environ 400 000 pour la marque", a-t-il confié à nos confrères du journal Libération.
Les actifs corporels seront répartis entre le groupe polonais Damix, spécialisé dans la fabrication d’équipements de magasins, hypermarchés, entrepôts et stations-service et qui était entré au capital de l’entreprise alsacienne en 2018, et la société Walter & Fils, holding qui détient notamment Sirc et Sirc Tôlerie, PME établie à Bischwiller (Bas-Rhin) et qui hériterait de l’ancienne ligne de zingage.
La marque Caddie rachetée par Laurent Polito
Enfin, la chambre commerciale du tribunal de Saverne a retenu la société Chloé Développement, spécialisée dans le conseil de gestion et basée à Eragny dans le Val-d’Oise et présidée par Laurent Polito pour le rachat de la marque iconique qui a vu le jour en 1928. Ce dernier gère également les magasins Maxxilot, spécialistes du déstockage discount et au nombre de 22 dans toute la France, pour le compte de la SARL Chloelina (34,80 M€ de CA en 2023).