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Le fabricant alsacien de chariots Caddie en cessation d’activité
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Le fabricant alsacien de chariots Caddie en cessation d’activité

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La chambre commerciale du tribunal judiciaire de Saverne a tranché ce mardi. Et le coup est rude pour les 108 salariés de Caddie. Aucune offre n’a convaincu le tribunal et faute de repreneur, le fabricant de chariots de supermarchés devra prononcer cet après-midi une cessation définitive de l’activité.

Placée en liquidation avec poursuite d’activité depuis le 25 juin, l’usine Caddie (Dettwiller) va cesser définitivement son activité — Photo : Frédéric Maigrot Frederic Maigrot/L'A.M.I -

La juridiction savernoise se prononce ce mardi sur l’avenir de Caddie, le fabricant de chariots de supermarchés basé à Dettwiller (Bas-Rhin). Faute de repreneur, elle a acté en fin de journée la cessation définitive d’activité. Et la sanction est rude pour ses 108 collaborateurs alsaciens. Un plan social sera mis en œuvre.

Placé en liquidation le 25 juin 2024 avec poursuite d’activité, après avoir été assigné en redressement judiciaire par l’Urssaf pour impayés, l’avenir de Caddie (11 M€ de CA en 2022) était suspendu aux deux options de reprises formulées, l’une par le propriétaire de la marque depuis deux ans, le nordiste Cochez (450 salariés ; 50 M€ de CA en 2023), l’autre par un ancien dirigeant de Caddie, Stéphane Dedieu.

Suspendu à deux offres de reprise

La première, déposée par le groupe de Valenciennes, un groupe multimétiers spécialisé dans le transport et les services industriels, faisait le choix d’abandonner la production pour se recentrer sur une activité de négoce, reconditionnement, stockage et sous-traitance. Elle comportait le maintien de 15 emplois sur 108 mais était soumise à mesure dérogatoire du parquet.

Cessation d’activité faute d’offre viable

La seconde option, portée par la société Skade Management de l’ancien président de Caddie, et actionnaire minoritaire depuis 2022 Stéphane Dedieu comprenait le maintien de 42 emplois à Dettwiller dans le nord du Bas-Rhin, et la poursuite de l’activité industrielle.

Faute d’offre de reprise viable, c’est la liquidation qui s’impose finalement à Caddie. "Le parquet a estimé que l’offre du groupe Cochez n’était pas satisfaisante d’un point de vue social d’une part, avec le maintien de 15 emplois sur 108, et financier d’autre part au regard d’un passif évalué à 7 millions d’euros. Le tribunal n’a pas été saisi d’une demande d’examen de l’offre", précise Christophe Gillmé, l’administrateur judiciaire en charge du dossier.

La seconde offre émanant de Skade Management n’a pu être présentée. "La condition suspensive de financement n’a pas été levée. L’offre n’a pu être financée. L’un des deux partenaires de Skade Management (l’Italien Bertoldi et le Chinois Arcnode) s’est désengagé", précise Maître Gillmé.

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Les Ateliers Réunis sont nés au nord de Strasbourg à Schiltigheim en 1928. Spécialisée dans le fil de fer, l’entreprise lance les premiers chariots de supermarché dans les années 1950. C’est l’avènement du Caddie. Portée par la société de consommation, elle éprouve ensuite ses premières difficultés au début des années 2010. Depuis 2012, Les Ateliers Réunis-Caddie ont subi quatre redressements judiciaires. En 2023, l’entreprise avait cessé la fabrication de chariots en plastique, au motif de raisons environnementales.

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