Le créateur Rouennais d'origine, Bruno Zerbib a 38 ans. Ingénieur de formation (Arts et Métiers, à Angers), il a tout de suite travaillé dans la banque. « Je voulais compléter ma formation, que je trouvais lacunaire sur les aspects financiers, ce qui est de plus en plus crucial dans le mode de fonctionnement des entreprises », explique Bruno Zerbib. Après un parcours dans l'audit conseil interne pour le compte de la DG de la Société Générale, il devient conseil financier pour des ETI familiales. Il rejoint ensuite le groupe Crédit Agricole aux financements structurés et LBO pour les PME. L'envie de revenir dans l'Ouest le fait quitter Paris pour Rennes, où il crée LV-FI en novembre 2013 (SAS unipersonnelle au capital de 20.000 €).
Le projet
LV-FI accompagne les PME dans la structuration de leurs plans de financements, la recherche et l'obtention de financements auprès des banques et d'autres types de prêteurs. « Je veux apporter aux petites entreprises, qui réalisent entre 1 million et 50 millions d'euros de chiffre d'affaires, cette rigueur et cette expertise que peuvent avoir les grands groupes quand ils font une opération de LBO par exemple, tout en l'assouplissant », explique le dirigeant, qui sait qu'il y a une « vraie méthode, un marché à connaître et des contraintes à intégrer ». LV-FI intervient donc pour tous types de dettes (supérieures à 100-150 K€) : exploitation, investissements, croissance externe, BFR, transmission...
Le marché
Bruno Zerbib a en effet constaté que les discussions avec les prêteurs prennent du temps, un temps que les patrons de PME n'ont pas ! Les réglementations de plus en plus complexes, les politiques commerciales drastiques des banques qui sont de plus en plus sélectives, créent un changement sur le marché. « Le dirigeant aujourd'hui doit convaincre que son projet est pertinent, et en plus que son mode de financement est compatible avec son projet, constate Bruno Zerbib. Et en même temps, les banques vont diviser leurs risques. C'est un autre métier, d'autant qu'arrivent de plus en plus de prêteurs financiers, intéressés par les petites entreprises. Mais pour un dirigeant, cela fait encore d'autres interlocuteurs à convaincre... ».
Les atouts
Le dirigeant a rencontré toutes les banques locales, qui le voient comme « un apporteur d'affaires. Je ne suis pas un courtier, je ne viens pas réduire les taux », prévient-il. Le conseiller se rémunère au succès, à 1 % du montant de la dette recherchée. Bruno Zerbib apporte aussi plus de crédibilité au chef d'entreprise, car « on adapte aussi le discours à un langage de prêteur ».
Les perspectives
Bruno Zerbib prévoit d'embaucher trois à quatre personnes dans les cinq ans qui viennent, pour répondre à une clientèle Grand Ouest, dans tous les secteurs d'activité. Dans trois ans, le chef d'entreprise espère atteindre les 600.000 € de chiffre d'affaires.
LE défi Après un parcours dans de grandes banques, Bruno Zerbib a créé à Rennes, LV-FI pour aider les PME à structurer leurs plans de financement.