Journée noire pour les salariés du distributeur stéphanois Casino. Hier, nos confrères de France Bleu Saint-Etienne Loire annonçaient la fermeture imminente de 21 des 25 magasins qui ne faisaient pas partie du périmètre des hypermarchés et supermarchés repris par les enseignes Auchan, Intermarché et Carrefour.
Selon une source interne au groupe, c’est bien une "vingtaine de magasins qui vont fermer, soit ce soir, soit le 5 octobre". Si aucune communication officielle n’a été faite par la direction du distributeur, les salariés et clients desdits magasins ont bien été informés en amont de cette décision. "Et ce, notamment pour permettre aux clients des magasins en question de solder leurs avantages liés à leur carte fidélité", indique cette source.
En quête de repreneurs depuis avril, les hypermarchés et supermarchés concernés avaient jusqu’à ce lundi 30 septembre pour être rachetés. Selon France Bleu, seulement quatre d’entre eux ont trouvé preneur : à Échirolles (Isère), Agen (Lot-et-Garonne), Vénissieux (Rhône) et Nantes (Loire-Atlantique). Une information non confirmée par notre source qui parle, pour l’heure, de "deux magasins repris par une nouvelle enseigne".
Des reprises après fermetures ?
Pour les autres, l’issue, bien que sombre, n’est pas définitive. "Certains magasins font encore l’objet de discussions avec de potentiels repreneurs" d’après nos informations. Ils pourraient donc baisser pavillon avant de rouvrir leurs portes dans quelques semaines sous une nouvelle enseigne.
Du côté des syndicats, l’heure n’est pas franchement à l’optimisme. Le chiffre d’un millier d’emplois supprimés est d’ores et déjà avancé. En avril, la direction de Casino avait annoncé, dans le cadre de son plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), la suppression de 1 293 à 3 267 postes, en incluant les réductions de postes au sein du siège. La fermeture annoncée d’une vingtaine de magasins risque de rapprocher la restructuration de Casino de son scénario le plus noir.
Seul lot de consolation, les salariés des magasins qui ne seront pas repris vont pouvoir intégrer le PSE du groupe. Une clause qui avait été négociée par les syndicats et annoncée dès avril aux salariés qui demeuraient dans l’attente d’un éventuel repreneur.