Les discussions entre Casino (25 500 salariés ; 8,5 Md€ de CA consolidé en 2024) et ses créanciers au sujet de la restructuration de la dette du groupe (1,4 milliard d’euros) semblent patiner. Dans un communiqué, daté du 10 février, le distributeur stéphanois indique, qu’à date, "aucun accord n’a été trouvé entre Casino, FRH et les créanciers relatif à l’adaptation et au renforcement de la structure financière du groupe Casino".
Ramener la dette de Casino à 800 millions d'euros
Pour mener à bien son plan de redressement "Renouveau 2030", l’actionnaire majoritaire de Casino, France Retail Holdings (FRH) — le véhicule d’investissement du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky et de Fimalac, la holding de Marc Ladreit de Lacharrière — avait proposé, fin novembre, de remettre 300 millions d’euros au capital du groupe en échange d’un abandon de créances de 600 millions d’euros. Objectif : ramener la dette à 800 millions d’euros.
Une proposition qui en l’état ne semble pas avoir trouvé un écho favorable auprès desdits créanciers. Pour autant, Casino indique que "les discussions vont donc se poursuivre" et qu’il entend "mener à bien ses travaux en vue de l’adaptation et du renforcement de sa structure financière d’ici la fin du second trimestre 2026".
Gagner du temps
Casino rappelle aussi avoir obtenu de ses créanciers "leur consentement de ne pas utiliser les discussions en cours comme moyen d’action au titre de la documentation de financement faisant partie intégrante des plans de sauvegarde accélérée (dettes Term Loan B, RCF et Quatrim) ou de la documentation des financements opérationnels agréés dans le cadre des protocoles de conciliation".
"Les consentements RCF, TLB et financements opérationnels courent jusqu’au 31 janvier 2026, avec une prolongation automatique jusqu’au 21 février 2026 sauf opposition", indique Casino. Les consentements Quatrim restent, eux valables jusqu’au 28 février 2026. Dans son communiqué, le groupe précise qu’il va "solliciter de ses créanciers l’extension de la durée des consentements susvisés". Un moyen de gagner un peu de temps pour se donner une marge de manœuvre dans les négociations en cours.