Un sursis supplémentaire d’un mois. C’est ce qu’a obtenu l’actionnaire majoritaire de l’armurier stéphanois Verrney-Carron (67 salariés ; 3,2 M€ de CA en 2024) lors de l’audience du mercredi 23 avril (l’audience du 9 avril ayant été repoussée) devant le tribunal de commerce de Saint-Etienne.
Faute d’être en mesure de présenter un plan de continuation finalisé, l’administrateur judiciaire, Eric Etienne-Martin (cabinet AJ UP) avait sollicité une poursuite de la période d’observation de la PME stéphanoise, placée en redressement judiciaire depuis le 12 février. Il a été entendu par le tribunal de commerce. Le PDG de Cybergun, Hugo Brugière, a désormais jusqu’au 28 mai pour boucler le volet financier de son plan de continuation.
Un plan de continuation est toujours possible
Objectif ? Trouver 4,5 millions d’euros pour restructurer financièrement Verney-Carron et permettre la reprise de la majorité du capital (Cybergun garderait 35% environ) par un acteur mondial du petit calibre, qui pourrait être le groupe belge FN Browning (3 000 collaborateurs, 908 M€ de CA). Ce dernier se serait montré intéressé, selon plusieurs sources concordantes.
Sur les 4,5 millions d’euros en question, 2 millions d’euros seront apportés par la municipalité stéphanoise qui s’est engagée, lors d’une délibération, à racheter les locaux de l’entreprise. Sur les 2,5 millions d’euros restant à trouver "un million d’euros de financement est encore incertain", assure Hugo Brugière, qui ne désespère pas d’obtenir une aide de l’État.
Une dizaine de candidats à la reprise
Dans le cas contraire, l’option la plus crédible reste la reprise pure et simple de la PME stéphanoise. Un appel d’offres pour la cession de Verney-Carron a d’ailleurs été lancé, le 11 avril, par le cabinet AJ UP. Les candidats ont jusqu’au 5 mai pour déposer leur offre. Mais les offres affluent déjà. "Une dizaine d’acteurs sont intéressés, des Français et des étrangers", a confié le PDG de Cybergun au micro d’Ici Saint-Etienne.