10 millions d’euros pour sauver Novasco. C’est la demande formulée par le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau au ministre chargé de l’Industrie et de l’Énergie Marc Ferracci, pour sauver le sidérurgiste lorrain Novasco (ex-Ascometal), qui emploie près de 800 salariés en France, dont 50 sur son site du Marais à Saint-Etienne. L’édile stéphanois a profité de la visite de Marc Ferraci, jeudi 28 août, au sein de l’entreprise stéphanoise Verney-Carron (reprise par le groupe ligérien Rivolier) pour lui remettre en main propre un courrier dans lequel il tire la sonnette d’alarme. Repris il y a un an par le fonds d’investissement britannique Greybull, Novasco a depuis connu une accumulation de difficultés opérationnelles qui ont mis à mal son plan d’affaires conduisant l’entreprise à son placement en redressement judiciaire, le 11 août, avec un délai extrêmement court pour trouver un repreneur. La date de dépôt des projets de reprises a été fixée au 5 septembre, avec une audience prévue le 25 septembre. Dans son courrier, Gaël Perdriau demande donc "l’octroie d’une aide publique exceptionnelle à hauteur de 10 millions d’euros en faveur de Novasco, afin de prolonger sa période d’observation, pour éviter une liquidation judiciaire précipitée, prématuré et donc mortifère".