NovAsco : le tribunal valide l’offre de Métal Blanc, 150 emplois repris sur 750
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NovAsco : le tribunal valide l’offre de Métal Blanc, 150 emplois repris sur 750

Un seul des quatre sites du mosellan NovAsco est repris, par le consortium d’investisseurs réunis autour de Julien Baillon, à la tête de l’ardennais Métal Blanc. Il s’agit de celui de Leffrinckoucke, dans le Nord. Les trois autres sites, réunissant près de 600 salariés, à Hagondange où se trouve le siège (Moselle), Saint-Étienne (Loire) et Custines (Meurthe-et-Moselle), ne sont pas concernés par l’offre.

NovAsco emploie près de 450 salariés à Hagondange, en Moselle — Photo : Ascométal

Pour le métallurgiste mosellan NovAsco (750 salariés), le couperet est enfin tombé. Dans son délibéré du 17 novembre 2025, la chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg a désigné comme repreneur le consortium d'investisseurs réunis autour de Julien Baillon, à la tête de la PME ardennaise Métal Blanc (CA : 50 M€). L'offre du consortium portait uniquement sur le site des Dunes, situé à Leffrinckoucke, dans le Nord, employant près de 150 salariés. D'après l'un des avocats du comité central d'entreprise, l'offre a en effet été considérée comme "plus sérieuse" que celle de l'industriel landais Europlasma.

"La majorité du personnel est maintenue dans l'emploi ; à brève échéance, il est prévu d'accroître les effectifs (145 postes aujourd'hui et 29 à pourvoir). Les équipes pilotées par Julien Baillon mobilisées sur ce dossier depuis plusieurs semaines sont dès aujourd'hui présentes sur le site", commente dans un communiqué le repreneur.

Trois sites sans repreneurs

Trois autres sites, totalisant près de 600 salariés, sont laissés sans repreneurs : celui d’Hagondange où se trouve le siège de l’entreprise (Moselle), employant 450 salariés, celui du Marais à Saint-Étienne (Loire) et celui de Custines (Meurthe-et-Moselle). Aucune offre de reprise ne concernait le site d’Hagondange, alors que les deux autres sites étaient concernés par une offre. le groupe industriel landais Europlasma (42,5 M€ de CA en 2024) avait déposé une offre en plan de cession pour les trois autres sites. D’après une information du quotidien national Le Monde, le fonds de retournement britannique Greybull, qui a repris NovAsco il y a plus d’un an, avait également proposé un plan de continuité pour le site de Leffrinckoucke. Ces dernières offres n’ont pas été validées par la chambre commerciale du tribunal de Strasbourg.

Le ministre de l’Industrie veut saisir la justice

Dans une interview donnée à l’AFP, le ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, a annoncé son intention de saisir les tribunaux contre le fonds d’investissement britannique Greybull. "Cela fait plus de dix jours que je discute avec Greybull sur la manière dont il entend accompagner les salariés de NovAsco et assumer ses responsabilités. J’estime que j’ai aujourd’hui assez attendu qu’il me fasse des propositions concrètes et sérieuses et donc j’ai décidé de saisir les tribunaux", a réagi le ministre de l’Industrie. Le fonds Greybull est notamment accusé par les salariés de ne pas avoir investi les sommes promises. Le plan initial prévoyait en effet un total de 175 millions d’euros d’investissement sur trois ans, dont 90 millions d’euros apportés par Greybull.

En juillet 2025, les salariés de l’aciériste expliquaient que le fonds de retournement n’aurait pourtant versé qu’un seul euro au capital de l’entreprise, accompagné d’une ligne de trésorerie de 1,5 million d’euros pour faire face aux échéances.

Il s’agit du quatrième redressement judiciaire de NovAsco, en une dizaine d’années.

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