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Hexadrone et Rivolier ne convoleront finalement pas ensemble
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Hexadrone et Rivolier ne convoleront finalement pas ensemble

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Annoncée le 3 mars dernier, l’intégration du concepteur et fabricant de drones de Haute-Loire Hexadrone au sein du groupe de distribution d’armes ligérien Rivolier n’aura finalement pas lieu.

Alexandre Labesse, fondateur d’Hexadrone, garde la main sur son entreprise — Photo : Le Journal des Entreprises - Emmanuel FOUDROT

Le mariage n’aura finalement pas lieu entre Hexadrone et Rivolier ! Annoncée en mars dernier, la reprise du concepteur et fabricant altiligérien du drone modulable Tundra, qui emploie 17 salariés (3,9 M€ de CA en 2024) par le groupe de distribution d’armes de Saint-Just-Saint-Rambert (320 salariés ; 150 M€ de CA) — qui a repris en juin dernier Verney-Carron — a capoté.

Dans un communiqué conjoint, les deux sociétés annoncent leur décision d’abandonner leur projet de rapprochement. "Après une période de négociation exclusive et de discussions approfondies, les deux entreprises ont conclu qu’il était dans leur meilleur intérêt de ne pas poursuivre cette opération. Les deux parties restent engagées à poursuivre leurs activités respectives de manière indépendante au service de leurs stratégies de croissance", indique sobrement le communiqué.

Un coup dur pour Rivolier

Rivolier qui comptait sur cette opération de croissance externe pour mettre un pied sur le marché du drone et renforcer ses positions sur le marché de la défense va donc devoir se faire une raison. d’autant plus que le projet initial était ambitieux.

Porté par les annonces du gouvernement et une loi de programmation militaire 2024-2030 qui fléchait 5 milliards d’euros en faveur du développement de la filière drones et robots, le PDG de Rivolier Alexandre Van Robais avait annoncé son ambition de "multiplier le chiffre d’affaires d’Hexadrone par dix sous dix ans".

De son côté Alexandre Labesse, PDG et fondateur d’Hexadrone, s’était préparé à cette montée en puissance de son site de production basé à Saint-Ferréol d’Aurore, en Haute-Loire. "L’an passé, nous avons vendu une centaine de drones mais notre site de production à la capacité à monter jusqu’à 1 000 unités par an et nous avons passé récemment un partenariat avec une EMS (Electronics manufacturing services) qui sera capable de nous aider à produire en sous-traitance jusqu’à 10 000 unités", nous avait-il confié.

Hexdrone intègre l’accélérateur "Défense Bpifrance x DGA"

Hexadrone, qui aurait pu profiter de la force de frappe de Rivolier pour prendre son envol sur le marché de la Défense, ne semble toutefois pas résigné à avancer sur ce marché d’avenir. La semaine passée, le concepteur et fabricant de drones de Haute-Loire a annoncé sur ces réseaux qu’il rejoignait la 2e promotion de "l’Accélérateur Défense Bpifrance x DGA", aux côtés de 24 autres entreprises françaises engagées dans la souveraineté nationale.

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