Hexadrone entre dans le giron du distributeur d’armes ligérien Rivolier et change de dimension
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Hexadrone entre dans le giron du distributeur d’armes ligérien Rivolier et change de dimension

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Basé à Saint-Ferréol d’Aurore, en Haute-Loire, le concepteur et fabricant de drones Hexadrone vient d’être repris par le distributeur d’armes de Saint-Just-Saint-Rambert, dans la Loire, Rivolier. Une opération qui va permettre à la PME fondée par Alexandre Labesse de changer de dimension.

Alexandre Labesse, fondateur d’Hexadrone — Photo : Le Journal des Entreprises

Concepteur et fabricant du drone modulable Tundra, Hexadrone (17 salariés ; 3,9 M€ de CA en 2024) va changer de dimension. Basée à Saint-Ferréol d’Aurore, en Haute-Loire, la PME fondée il y a 10 ans par Alexandre Labesse, vient d’être reprise par le distributeur d’armes ligérien Rivolier (320 salariés ; 150 M€ de CA 2024), qui poursuit sa ainsi sa stratégie de croissance externe.

"Je suis parti de zéro il y a 10 ans et j’ai réussi à créer une belle PME mais compte tenu des marchés, du contexte géopolitique et des nouvelles réglementations qui arrivent sur les drones, on ne peut plus faire dans la demi-mesure. C’est pour cette raison que je me suis mis en quête d’un partenaire qui partage nos valeurs et qui me garantisse que la société ne sera pas délocalisée", justifie Alexandre Labesse.

Multiplier le chiffre d’affaires par 10 sous 10 ans

Hexadrone qui avait investi 2,2 millions d’euros dans la construction de son usine en 2022 va donc conserver son implantation. "Nous ne sommes distants que de 30 minutes. Nous allons devenir une grande business unit de Rivolier qui, de par son savoir-faire dans la distribution et le militaire, va nous permettre d’accélérer notre développement. Avec Alexandre Van Roblais (PDG de Rivolier, NDLR) on espère multiplier le chiffre d’affaires d’Hexadrone par dix sous dix ans", confie son fondateur.

Des opportunités dans le contexte de réarmement de la France

Un objectif ambitieux mais atteignable dans le contexte actuel. Peu équipée en drones (5 000 en 2024), l’Armée de Terre française a prévu, dans le cadre du réarmement de la France, de mettre les moyens pour rectifier le tir. Cinq milliards d’euros ont d’ailleurs été fléchés pour les drones et robots dans la Loi de Programmation militaire 2024-2030.

Un partenariat avec un sous-traitant pour monter en cadence

"L’an passé, nous avons vendu une centaine de drones mais notre site de production à la capacité à monter jusqu’à 1 000 unités par an et nous avons passé récemment un partenariat avec une EMS (Electronics manufacturing services) qui sera capable de nous aider à produire en sous-traitance jusqu’à 10 000 unités", assure Alexandre Labesse.

De quoi répondre au besoin exprimé par le ministre des Armées Sébastien Lecornu qui entend faire des drones l’un des piliers du réarmement de la France. Le montant de l’opération n’a pas été communiqué.

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